Dans la tête d’une femme de joueur

Laura Tropea, compagne de Steven Defour, ne sera pas au Brésil. Sur décision de Marc Wilmots. Une décision qu'elle accepte "sans problème".

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Nos vingt-trois champions en puissance sont arrivés à São Paulo. Au pire, ils y resteront trois semaines. Mais on espère bien sûr tous que l'aventure se prolongera, jusqu’au 13 juillet 2014, jour de la finale. Tous? Qu'en pensent les femmes de joueurs, interdites de visite durant la compétition? Rencontre avec Laura Tropea, la petite amie de Steven Defour, quelques jours seulement avant le grand départ.

La Coupe du monde approche à grands pas… Comment vous sentez-vous?

Laura Tropea – Pour le moment, ça va. Pour être honnête, je n’y pense pas trop. Mais lorsque la compétition aura vraiment débuté… Maintenant, pour les joueurs qui n’ont pas encore vécu un tel rendez-vous, comme Steven, c’est grandiose, magnifique. C’est un rêve qui va se réaliser. Il est super-content et fier!

Et vous, la pression?

L.T. – Sincèrement, moi, non. Eux, sans doute… mais ils sont habitués. C’est leur métier. Ils ont tous déjà énormément d’expérience dans leurs clubs respectifs. Ils jouent tous à un haut niveau. Ils savent ce qu’ils doivent faire et ne pas faire. Eux, ils y vont à fond et pour le reste… On verra.

Je suppose qu’avec Steven, vous avez parlé de cet événement unique, attendu par tout un pays. Que vous êtes-vous dit?

L.T. – Bien sûr qu’on en a parlé… Il se demande comment ça va se passer parce que c’est sa première fois et que c'est un événement incomparable. Sinon, il n’est pas plus stressé que cela pour le moment.

Vous êtes très souvent ensemble. La séparation ne sera pas trop difficile?

L.T. – Si, bien entendu. Cela fait un peu plus d’un an maintenant que j’ai terminé mes études. On est donc constamment ensemble. Je vis pour la plupart du temps à Porto à ses côtés. Ce sera difficile mais c’est comme ça!

Au moment de la qualification en octobre dernier, vous y avez pensé, à cette "séparation forcée"?

L.T. – Non, pas du tout. Je ne pensais qu’à une seule chose, faire la fête. Pour le moment, je le vis bien. Peut-être qu’une fois qu’il sera sur place… Il y a des bons comme des mauvais côtés dans ce métier comme dans tous les autres d’ailleurs. On s’y fait. On accepte.

Que pensez-vous de cette décision du sélectionneur, Marc Wilmots, d’écarter les femmes pendant la compétition?

L.T. – J’accepte tout à fait cette décision. Marc Wilmots a ses raisons. Et surtout l’expérience des grandes compétitions. S’il pense que c’est pour le bien de l’équipe, je le respecte entièrement! Il n’y a pas de problème avec cela. Et puis, on a quand même des contacts réguliers avec eux. Dès que Steven a du temps libre, il m’appelle par téléphone ou même par Skype, ce qui nous permet de nous voir aussi. On est en contact le souvent possible. Sans que ça se répercute sur son travail, bien sûr.

Qu’est-ce qui va vous manquer le plus durant le Mondial?

L.T. – D'y être, bien sûr! (Rire.) Plus sérieusement, je vous rassure, ça va. C’est bien pour lui, donc c’est bien pour moi. Je le suivrai ici depuis la Belgique. Il y aura beaucoup d’écrans géants un peu partout avec beaucoup d’animations. J’irai certainement devant l’un d’entre eux avec mes amis, ma famille.

Vous êtes plutôt de nature jalouse?

L.T. – Oui, quand même (rire). Vous savez, il fait un métier qui le médiatise énormément. Lorsque vous jouez au football dans un club, peu importe lequel, vous avez de nombreux fans. J’ai envie de protéger mon homme comme n’importe quelle fille, mais je ne suis pas jalouse accro maladive, je vous rassure. Je dirais jalouse mais… normale (rire).

Même pas des danseuses brésiliennes?

L.T. – Je pense que Steven et tous les autres ne penseront qu’au football là-bas. Je ne me fais pas trop de souci. En plus, Steven est quelqu’un de bien droit, honnête et qui a énormément de respect. Je suis donc certaine que tout va bien se passer. Je lui fais entièrement confiance!

Vous vous êtes échangé un objet ou quelque chose d’autre avant le départ?

L.T. – Non, pas spécialement. Enfin moi, j’ai beaucoup de choses (rire)… J’ai plein de maillots à lui, plein de photos. Quand il me manquera, j’en prendrai un ou deux près de moi et je penserai fort à lui.

En dehors des matchs, qu'allez-vous faire pendant ce Mondial?

L.T. – Je n’ai rien de prévu. Je verrai au jour le jour. J’ai régulièrement des shootings photos aussi à droite, à gauche. Ça m’occupera un peu. La Coupe du monde, c’est aussi l’occasion pour moi de revenir un peu en Belgique. Puisque durant l’année je vis essentiellement avec Steven à Porto. Je vais donc en profiter pas mal pour revoir la famille, les amis. Ça fait plaisir. Et s'ils atteignent les demi-finales, les femmes des joueurs pourraient normalement les rejoindre. Donc peut-être qu’à la dernière minute je ferai un petit saut jusqu’au Brésil…

Que pensez-vous des Diables Rouges?

L.T. – Ils vont nous réserver de belles surprises! Ils sont capables. J’y crois, moi… J’y crois à fond même (sourire)…

Un dernier petit message à faire passer à Steven?

L.T. – Qu’il s’amuse, qu’il profite à fond parce que ça ne lui arrivera peut-être qu’une seule fois dans sa vie. C’est un rêve pour lui, donc qu’il prenne son pied et qu’il ne pense à rien d’autre qu’au foot et à la Coupe du monde!

 

Suivez Laura sur Instagram, retrouvez toutes ses photos avec Steven Defour et ses photos plutôt sexy : son compte Instagram.

Sa supportrice n°1

Depuis son plus jeune âge, Laura Tropea a été baignée dans l’ambiance des stades de foot. "Mon père allait souvent au stade. C’est un grand fan des Rouches et je l’accompagnais régulièrement lorsque j’étais plus jeune. J’ai toujours été un peu dans cette ambiance foot. Maintenant, je commence à m'y connaître vraiment. Et pour ne rien vous cacher, plus je connais le football, plus j’aime ça." 

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