Crazy, Stupid, Love

Avec l’air béat de ceux qui restent heureux même quand un saut de purin leur tombe sur la tête, Cal (Steve Carell) menait une vie bien rangée aux côtés de son épouse dévouée (mais pas trop).

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Jusqu’au jour où celle-ci, gagnée par les ailes de la quarantaine, le quitte et le laisse seul face à un pote de fortune (Ryan Gosling) qui lui donnera des cours de drague. Engoncé pour le restant de ses jours dans son rôle fétiche de mec ordinaire, Steve Carell était attendu.

Sous les airs du jeune ténébreux, tombeur et sûr de lui jusqu’à la caricature, Ryan Gosling ne l’était pas! C’est bien dans cet alliage apparemment contre nature que réside le charme principal de cette comédie délicieusement corrosive.

Rehaussée par la prestation de Julianne Moore que l’on avait rarement connue aussi cynique. Un peu comme si Love Actually avait télescopé American Beauty, Crazy, Stupid, Love oscille entre comédie romantique prévisible et production délibérément anticommerciale. Une hésitation payante.

Crazy, Stupid, Love
Réalisé par Glenn Ficarra et John Requa (2011). Avec Steve Carell, Ryan Gosling, Julianne Moore – 118’.

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