Compétition, Cannes: Captives de Atom Egoyan

C'était l'un des films attendus de cette compétition. En effet, les cinéphiles raffolent des films du réalisateur canadien (de Exotica à De Beaux lendemains). Mais l'accueil fut, c'est le moins de le dire, relativement glacial. Quelques applaudissements tout au plus.

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Et surtout quelques sifflets. Et pourtant, tout avait bien commencé. Un joli casting tout d'abord: Ryan Reynolds et Rosario Dawson. Et un pitch très fort: Huit ans après la disparition de Cassandra, ses parents depuis séparés et les inspecteurs en charge du dossier, trouvent la preuve que la jeune fille est toujours en vie. Flash back. Un jour neigeux dans l'Ontario (le film se déroule aux chutes du Niagara), Matthew raccompagne sa petite fille de dix ans de son cours de patinage. La gamine est fatiguée, elle ne sort donc pas de la voiture lorsque son perd s'arrete en chemin pour acheter quelque chose à manger. Lorsqu'il revient à son véhicule, quelques courtes secondes plus tard, la petite fille a disparu. Volatilisée.

Là, débutent donc l'enquête policière, et le grand plongeon du couple de parents dans la détresse. Avec séparation à la clé. Et Atom Egoyan de mettre un puzzle surprenant en marche. Nous montrant aussi le quotidien de la jeune fille: Désormais trop âgée pour intéresser sexuellement ses ravisseurs, ils en ont fait un appât pour attraper de nouvelles et jeunes victimes sur le net… Ici, Atom Egoyan brasse large, dénonçant le manque de tact policier, les dangers de la présence sur Internet des plus jeunes, notre grandissant besoin de voyeurisme… Mais si le film commence sur les chapeaux de roue, il se transforme peu a peu en un thriller assez banal et invraisemblable. Dommage, car l'idée était forte, le plan machiavélique.

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