Comment passer des vacances de geek?

Impossible de déconnecter durant les vacances? Réflexes, accessoires indispensables et applis utiles pour de vraies vacances 2.0.

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Les mauvaises langues disent qu’un vrai geek ne part pas en vacances. Que les seuls paysages qu’il a jamais vus sont ceux affichés en fond d’écran de son ordinateur. Faux! Aujourd'hui, il est possible de découvrir le monde en restant geek. Preuve avec ce compte rendu (fictif) des vacances d’un geek-trotter. Nous l'appellerons "Mark" (comme un certain Zuckerberg…), mais toute ressemblance avec vous-même ou une personne de votre entourage ne serait absolument pas fortuite.

  

Comme la moitié des Belges, Mark a eu l’heureuse surprise de constater, après avoir rempli sa déclaration d’impôts (sur Tax on web… bien sûr), qu’il "retouchera" du fisc. De quoi lui permettre un petit pèlerinage à la Mecque des geeks: la Californie, et sa Silicon Valley, bien qu’il ait pas mal hésité avec le quartier d’Akiba à Tokyo, le plus grand parc d’attractions high-tech de la planète. Son billet d’avion Paris-San Francisco, il l’a déniché à bon prix, via Skyscanner, un comparateur de vols hyper-efficace disponible sur le web ou sur smartphone.

 

Pendant ces vacances, il n'est évidemment pas question, pour Mark, de déconnexion… Pas même celle de ses appareils laissés (à contrecœur) à la maison, que les principes élémentaires d’économie énergétique et de sécurité en cas d’orage recommandent pourtant de débrancher. Au contraire, il profite de son absence pour lancer les mises à jour de son ordinateur de bureau qu’il postpose depuis deux mois… Et ne coupe surtout pas son routeur wi-fi, indispensable pour resté connecté à son NAS (le disque dur réseau qui stocke ses musiques et ses films à distance) et pouvoir jeter un œil au système de caméras de surveillance IP de son appartement. Une précaution un peu curieuse puisqu'il a posté la veille, sur son statut Facebook, la destination et surtout les dates de ses vacances…

 

Mark voyage léger: pas de bagages de soute, juste une petite valise de cabine. D’abord parce que Yahoo! Weather l’a informé que le beau temps serait de mise, et les geeks ont comme principe commun avec les scouts que "les slips, ça se retourne". Mais surtout parce que sa tablette et son smartphone ont des allures de sac Mary Poppins, qui contient tout le nécessaire pour voyager (appareil photo, GPS, guides touristiques, cartes géographiques, dicos de traduction…) et passer le temps dans l’avion: des films, sa musique, sa collection de mangas au format PDF et son (e-)magazine Moustique. Avec une économie de poids et de place inégalée.

 

Connecting people

Pour rejoindre Paris à moindre coût, Mark a fait appel à BlaBlaCar, une plateforme communautaire de covoiturage de six millions d’utilisateurs. Le service l’a mis en relation avec Sabrina et sa Citroën Berlingo, qui l’a embarqué à Bruxelles et emmené dans la capitale française pour 20 euros. La cigarette étant interdite dans sa voiture, Sabrina n’a vu aucun inconvénient à ce que Mark utilise l’allume-cigare pour recharger – déjà – son smartphone, via un adaptateur USB spécifique. Le trajet sera long, et Mark sait que de l’autonomie de sa batterie dépend sa survie en milieu hostile…

Arrivé Porte d’Orléans, Mark a cherché un spot wifi gratuit via WiFi Finder, pour consulter l’appli Metro et rejoindre le 5earrondissement où il avait rendez-vous avec Charly. Cet étudiant de la Sorbonne lui a offert l’hospitalité et son canapé pour une nuit, via CouchSurfing, un réseau d’hébergement temporaire de particulier à particulier, que Mark a préféré à son cousin payant, Airbnb. Des sites dans le collimateur des autorités pour leur concurrence "déloyale" au secteur hôtelier? Mark s’en fiche bien évidemment comme de sa première connexion 56k…

 

Le lendemain, Mark a pu se lever une heure plus tard qu’initialement prévu: CheckMyTrip l’a informé d’un changement d’heure de vol. Une application qui stocke aussi sa carte d’embarquement, sous forme de QRcode: il lui suffit alors de tendre son smartphone à l’hôtesse lors de l’enregistrement… Il avait pris soin aussi de glisser dans un compartiment de son sac facile d’accès, puisque comme prévu, il a dû le déposer sur le tapis roulant du portique de sécurité… 

 

Les 12 heures de vol, il les a passées avec ses écouteurs intra-auriculaires, pour ne pas déranger ni être dérangé. Et comme il le redoutait: pas de prise électrique 12V dans l’avion… Il avait heureusement anticipé le problème, en investissant dans une batterie externe, un must have. Mark a opté pour un modèle de compète à 12.000 mAh qui assure l’alimentation de son ordinateur pendant six heures ou… huit recharges complètes de son iPhone. Un peu échaudé par le mystère de la Malaysia Airlines, il a suivi le trajet de son avion minute par minute à l’aide de 3D Planefinder et de la connexion wifi (payante). Mais tout s’est bien passé: il a atterri à l’aéroport de San Francisco à 11 h, heure locale. Automatiquement mise à jour par son iPhone.

 

Plutôt que d’appeler un taxi, Mark a pris un malin plaisir à utiliser un service jugé illégal à Bruxelles: Uber,une invention typiquement californienne de covoiturage urbain. Le conducteur (non-professionnel) l’a emmené jusqu’à son hôtel, que Mark avait déniché sur le classique Booking.com, en chopant "la dernière chambre disponible" en même temps qu’une super-réduction, et en vérifiant les commentaires: oui, le wifi était bien haut débit.

 

Retrouver son milieu biologeek

Dans sa chambre, il a recréé son cocon naturel en branchant tous ses appareils, grâce à un accessoire indispensable: son adaptateur universel qui lui assure une connexion électrique quasi partout dans le monde. Un moment tenté de zoner sur son laptop dans cet environnement préservé, Mark a fini par sortir… impatient de tester la couverture 4G, réputée optimale aux States!Pour éviter les surcoûts du roaming, il a acheté une carte prépayée locale, spéciale "data". L’occasion de donner de ses nouvelles: un petit message via WhatsApp ou Viber pour ses amis, un appel Skype pour sa mère (qui veut "voir s’il a bonne mine") et même une carte postale personnalisée, via l’application bpost Mobile Postcard, pour Mammy qui aura du mal à comprendre comment le selfie de son petit-fils se retrouve sur le recto.

 


Pendant la dizaine de jours sur place, Mark ne s’est pas privé de partager instantanément sur Instagram ses photos prises à Mountain View (la municipalité qui accueille le siège de Google, Mozilla, LinkedIn…), de dénicher de la compagnie sur Tinder pour aller boire un verre le soir, d'envoyer des "snapchats" à ses amis depuis Los Angeles et les studios Warner (ceux de son film et sa série cultes, Star Wars et Bing Bang Theory!), ou de se "checker" sur Foursquare dans le lieu le plus trendy du moment: le Comic-Con de San Diego, la convention internationale qui regroupe la crème des auteurs de comics.

 

Le retour? Il ressemblera en tout point à l’aller. Seule différence: son budget "vacances" plus largement grevé que prévu, Mark a privilégié une solution moins onéreuse pour faire Paris–Bruxelles. Le site Hitchwiki.org l’a renseigné sur les meilleurs plans d’autostop, pour être rentré dans la capitale belge en moins de 4 h. Mais il a préféré faire escale à Mons. Histoire de visiter le Mundaneum, le centre de documentation universel qui lui fait tellement, mais tellement penser à Wikipédia

 

 

KIT DE SURVIE

Ce qu'un geek digne de ce nom n'oublie jamais, mais jamais, quand il part en vacances.

#1 Un adaptateur secteur universel six ports (avec un multiprise): 30 €.

#2 Une batterie externe de secours pour smartphone, tablette, laptop: de 20 à 120 € selon la puissance.

# 3 Une carte SIM prépayée locale, avec "data": 3 $ pour 50 Mo chez T-Mobile.

# 4 L’application Google Map: gratuite.

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