Comme un chef: la victoire de Thomas

Tout le monde s'attendait à voir Alexandre porter la toque du meilleur cuisinier de la seconde édition de Comme un chef.

Comme un chef: la victoire de Thomas

Personne n'aurait misé un euro sur le grand effacé que la production a présenté au début comme un garçon un peu narcissique. C'est pourtant lui, Thomas Gilliaux, qui a séduit les cinq grands chefs étoilés. Une belle surprise pour tous à commencer par lui…

Vous attendiez-vous à cette victoire?
Pas du tout. Je n'en reviens toujours pas. Quand Candice Kother a fait l'annonce, j'ai eu l'impression d'être sourd de ne pas bien entendre. J'ai eu comme un blanc qui a duré 10 minutes. Puis, j'ai entendu qu'elle citait mon nom. Je ne revenais pas. J'ai mis du temps à réaliser. J'étais content d'être dans le top 3 et d'accéder à la finale, mais cela s'arrêtait là. Je ne voulais pas à tout prix remporter la finale. Je voulais surtout me faire plaisir, ne pas stresser.

Et là vous réalisez…
On passe très vite par tous les sentiments. Je me suis dit que forcément ma vie allait changer. Ça fait un peu peur quand même. J'ai gagné un contrat au "Comme chez soi", c'est quelque chose à assumer un poste dans un deux étoiles. C'est de la folie d'avoir une place là-bas! C'est fou.

Vos parents ont-ils été aussi surpris que vous?
Comme tout le monde, ils pensaient qu'Alexandre allait gagner. C'est un énorme retournement de situation. Ils sont super fiers et contents de moi. Ils étaient présents à la Citadelle. Un peu avant la remise du prix, Candice était allée les chercher dans le fond de la salle pour leur demander de s'asseoir au premier rang. Ils ne comprenaient pas pourquoi on les faisait bouger de place. Pas une minute, ils n'ont imaginé que j'avais gagné et que la caméra devait filmer leur réaction. Ils sont tellement fiers. Et je suis si content de les voir heureux et d'y être arrivé. La cuisine est une passion et mes parents m'ont toujours soutenu dans mes choix. Et ce prix est aussi un peu pour eux.

Et d'avoir la reconnaissance des chefs…
C'est énorme. Déjà de se retrouver devant ce jury imposant, tous des grands chefs, on n'en mène pas large. On était tous vraiment hyper stressé. On se dit vite que ça se termine. En plus, la salle était pleine, il y avait bien 60 à 70 personnes. Après j'ai discuté avec Yves Mattagne et Pierre Résimont. Ils m'ont dit que c'est vraiment mon dessert qui a fait toute la différence. C'était de l'impro pure, mais j'ai été bien aidé par Raphaël Adam, le chef de l'Essentiel. Puis tout le monde m'a félicité et plein de gens que je ne connais pas. J'ai eu des remarques très positives, je suis très fier de ce que j'ai fait. Un seul regret, après tant d'émotions, je n'ai pas pu faire la fête. On a juste été boire un verre avec Alexandre. Mais la RTBF a prévu de tous nous réunir pour fêter ça…

La suite dans le prochain moustique

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