Comme des frères

Une comédie réussie. En équilibre parfait entre le road movie et le film de potes.

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Rien ne prédestinait ces trois hommes à s’enfiler 900 bornes dans le même tacot. Sauf leur amitié indéfectible pour Charlie, une amie proche récemment décédée.

Des vacances étaient prévues avec elle dans sa maison de Corse. Malgré le décès, les trois gaillards ont tout de même décidé d’y aller, dans une sorte de trip façon hommage un rien adolescent.

On craignait les envolées lyriques et bateau sur le sens de la vie façon Les petits mouchoirs ou les clichés typiques du film générationnel. Mais rien de tout ceci!

Malgré quelques longueurs et des flash-back trop systématiques qui brisent un peu le rythme, Comme des frères trace joliment sa voie, suffisamment loin des sentiers battus.

Avec, à la barre, un Nicolas Duvauchelle (abonné aux road movies, puisqu’on le retrouvera sur la route du brillant Mariage à Mendoza dans deux semaines) délicieusement cynique, François-Xavier Demaison en quadra dont les repères s’effritent et le jeune Pierre Niney, toute belle découverte du moment, dans la posture du nerd de service.

Objectif atteint: sans jamais sombrer dans la sensiblerie facile, ni dans l’humour trop gras, ce film arrive à tirer des éclats de rire francs. Et la larme qu’on essaie de cacher à son voisin avant que les lumières ne se rallument.

Comme des frères
Réalisé par Hugo Gélin. Avec François-Xavier Demaison, Nicolas Duvauchelle, Pierre Niney – 104’.

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