Cold War Kids: Le fruit est mûr

Ce n'est plus un secret. Depuis plusieurs mois, Cold War Kids affiche ouvertement ses nouvelles ambitions sur son site Internet.

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Ce n’est plus un secret. Depuis plusieurs mois, Cold War Kids affiche ouvertement ses nouvelles ambitions sur son site Internet.

Après deux albums encensés par la critique, un tube alternatif (Hang Me Up To Dry)et un EP revigorant paru l’année dernière, le groupe californien a voulu se donner les moyens pour monter de classe et quitter le circuit indie, sans perdre pour autant son intégrité.

Un son épique, des chansons brutes de décoffrage, une production moins brouillonne et des textes plus personnels de Nathan Willett (« après deux ans de tournée, je suis rentré à la maison et me suis rendu compte que j’étais marié »)caractérisent ce nouvel album enregistré à New York et à Nashville.

Visiblement, le succès de The National, The Black Keys et des Kings Of Leon leur a donné des idées. Pas toujours très bonnes d’ailleurs, comme en atteste l’enrôlement du réalisateur Jacquire King (Norah Jones, Kings Of Leon) qui a tendance à trop formater leurs chansons.

 S’ils visent désormais les radios friendly, comme en attestent le très pop Finally Begin et le nouveau single Royal Blue, les Enfants de la Guerre froide gardent fort heureusement leurs vieilles habitudes.

On pense à ces brûlots rock à la fois sensibles et directs (Mines Is Yours, Buldozer), au trémolo possédé de Nathan Willet, aux discrètes touches électro qu’ils glissent dans leurs compositions (Sensitive Kids) et à ces guitares délicieusement féroces qui viennent nous chatouiller sous le ceinturon. « Mine Is Yours » décontenancera les fans de la première heure qui refusent de voir les Kids grandir, mais il leur amènera aussi un nouveau public. Plus large. – L.L.
Le 17/2 à l’AB.

 

 

Cold War Kids – « Mine Is Yours »
V2
Notre avis: 2 étoiles

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