Cinq idées pour se sortir de la crise

Profitez de la crise pour vous réorienter professionnellement… Exemples.

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1. Superhéros ad interim

Faites donc comme ce patron de bar espagnol qui, lors des violentes manifestations à Madrid, a courageusement joué les boucliers humains face à des policiers très remontés pour protéger les indignés qui s’étaient réfugiés dans son café. Alberto Casillas, 49 ans, est devenu un superhéros national grâce à une vidéo postée sur Youtube où on le voit, malgré la peur, crier aux agents anti-émeute: "Sur ma vie, vous n’entrerez pas. On va à un massacre!" Pour postuler, envoyer C.V. + photo à Marvel Comics, New York.

2. Vautour immobilier

Une agence immobilière d’Etterbeek propose d’acheter, aux Etats-Unis, des logements saisis par les banques à des Américains frappés par la crise des subprimes. Un plan en or: une maison pour 25.000 € à Detroit, pour 55.000 € à Atlanta… Et pas de problème de conscience à avoir, puisqu’en fait, vous rendez service. Si, si! En mettant ce bien en location, vous offrez un toit à une famille d’Américains expropriés qui ne peut pas racheter de maison puisque la banque ne veut plus lui faire crédit. Votre générosité vous sera rendue au centuple (et en dollars).

3. Poule de crise

Optez pour un retour aux valeurs sûres: le plus vieux métier du monde. En Espagne, avec le chômage qui atteint des sommets (25 %), il existe désormais des cours de prostitution avec débouchés assurés: "Travail immédiat! Très rentable pour les deux sexes". Etre majeur, avoir une bonne prestance et ne pas être trop timide sont des "plus"…

4. Une reconversion culottée

Dans le même ordre d’idées, mais moins fatigant, suivez l’exemple de cette étudiante française de 21 ans, interviewée par Le Nouvel Observateur. Vendre ses petites culottes sales sur Internet à des "amateurs" anonymes lui rapporte jusqu’à 80 € par semaine. Si l’on déduit l’achat du string et les frais de port (sans jeu de mots), on peut espérer 25 € net de bénéfice par culotte. L’argent n’a pas d’odeur.

5. La ruée vers l’or mou

Faites comme nos arrière-grands-parents au Congo: investissez dans le caoutchouc. Pour contrer les manifestants anti-austérité (30.000 à Athènes et 70.000 à Madrid, mercredi 26/9), les policiers font de plus en plus souvent usage de balles de ce formidable matériau. Des projectiles qui ont l’avantage de neutraliser sans tuer (sauf exceptions) des indignés un peu trop bruyants. Un créneau à prendre.

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