Cinq bonnes raisons pour lesquelles Puggy va devenir très grand

Le plus international des groupes bruxellois a dévoilé son nouvel album ce samedi 23 février à l'AB. Une claque...

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L'Anglais Matthew Irons, le Suédois "Ziggy" Franzen et le Français Romain Descampe donnaient ce samedi 23 février le premier de leurs quatre concerts programmés à l'Ancienne Belgique.  Puggy, dont le nouvel album "To Win The World" sort le 5 avril, s'y produira encore le 17 (complet), le 18 (complet) et le 19 avril (il reste encore quelques places) avril. Le trio sera aussi l'affiche des festivals d'été avant de pouvoir revendiquer d'autres salles -et pourquoi pas Forest- durant la saison 2013-2014. Une chose est sûre: pour un groupe basé en Communauté Wallonie-Bruxelles, c'est du jamais vu.

1) Puggy, un groupe qui fédère

Contrairement aux idées reçues -par ceux qui ne vont pas les voir en concert-, Puggy ne séduit pas que les jeunes.  Si les premiers rangs de l'A.B. étaient effectivement garnis d'adolescent(e)s,  le trio -augmenté d'un claviériste sur scène- ratisse large. Très large. Au-delà des goûts et des couleurs, la raison est à trouver dans la vraie musicalité proposée par le groupe. Un concert de Puggy, c'est des chansons pop, d'autres pour allumer les briquets (ou les smartphones), des solos, des passages plus rock, des harmonies vocales (ils chantent tous les trois) et même quelques incursions jazzy. Même leurs détracteurs saluent leur maîtrise musicale.

2) Puggy, un groupe ambitieux

"To Win The World", leur nouvel album, a été réalisé par deux grosses pointures du son: Eliot James (Bloc Party) et Mark Plati (Bowie). Le disque claque,  il y a de la nuance, du relief et du fond.  Avec "To Win The World", la volonté est clairement de passer en division 1 et le groupe s'est donné les moyens d'y arriver sans oublier l'essentiel: les chansons.

3) Puggy, un groupe à tubes

Si on peut parfois reprocher leur reprocher un côté trop léché, Puggy sait composer des chansons qui restent dans l'oreille.  Ce samedi, on a entendu au moins trois futurs tubes extraits de leur album à paraître et même si le nouveau single Last day On Earth (Something Small) n'est pas notre préféré, le public a démarré au quart de tour.

4) Puggy, un groupe qui sourit

Oui, ça compte encore aujourd'hui. Franchement, on en a un peu marre de ces artistes et de ces labels qui se plaignent sans arrêt. "C'est la crise", "c'est difficile", "tu te rends pas compte, c'est plus comme avant…".   Tout ça, on le sait, mais quand on sort le samedi soir, c'est pour se distraire et  non pour se plomber le moral.  Puggy n'oublie pas que la musique, c'est aussi de la passion, du partage, de l'amour, de la bonne humeur, de la légèreté et surtout du divertissement. Alors oui, c'est cool de voir quatre mecs sur scène qui se marrent, sont visiblement heureux d'être là et tout en maintenant un niveau de jeu élevé, peuvent aussi balancer des vannes, se laisser aller avec leur public, et boire une bière après au bar.

5) Puggy, un groupe bosseur

Le talent, c'est bien, mais ça ne suffit pas. Les  chansons, la musicalité, la complémentarité, la manière de communiquer avec son public ou les médias,  l'accessibilité, tout ça ne vient pas comme ça en mettant du lait dans son bol de céréales. Et Puggy y travaille tous les jours…

Moustique vous proposera une interview  de Puggy à l'occasion de la sortie de "To Win The World".

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