Christophe Maé: « Je bénis mon succès chaque jour! »

Avec Stromae, il est le sauveur de l'industrie du disque. Et comme Stromae, il préfère les transports en commun à la limo. Rencontre avec un vrai phénomène populaire.

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Avec quatre millions d’exemplaires écoulés et le record de vente des tickets de concert en France sur ces cinq dernières années, vos statistiques sont impressionnantes. Que représentent de tels chiffres pour vous?
Christophe Maé – Je ne vais pas vous la jouer fausse modestie! Je bénis mon succès chaque jour. Je fais partie des privilégiés qui ne doivent plus regarder les prix sur la carte au resto. Néanmoins, je vous mets au défi de trouver un quelconque signe ostentatoire chez moi. Je ne me déplace pas en jet privé et persiste à trouver le métro plus pratique et rapide qu’une grosse bagnole coincée dans les embouteillages. Sinon, oui, quand je me retourne, je me dis que je n’aurais pas pu indéfiniment jouer dans des bars. Cela se serait mal terminé d’une manière ou d’une autre. Alors, oui, ce succès m’a sauvé.

Comment avez-vous réussi à tenir dix ans dans le circuit des bars?
J’ai appris très vite que le bonheur voire la réussite tiennent autant à la chance qu’à la manière dont on les construit. Même dans le circuit des bars, je me suis entouré de gens positifs qui regardaient devant eux. Ça m’a aidé à tenir le coup et à ne jamais renoncer.

Vous considérez-vous comme l’un des sauveurs de l’industrie du disque?
Récemment, un responsable haut placé dans une firme de disques m’a dit qu’avec Stromae, nous étions les deux seuls chanteurs francophones à bien vendre nos nouveaux disques. Par opposition à Mylène Farmer ou Johnny Hallyday, qui capitaliseraient surtout sur des compilations ou leurs anciens rééditions de leurs albums plus anciens qui continuent à s’écouler tout seuls.

Est-ce plus glorifiant d’être reconnu pour ce que l’on fait plutôt que pour ce que l’on a déjà fait?
Je suis dans le présent. Je suis mes envies et mes instincts. Mais c’est plus gratifiant aussi. Si beaucoup de gens achètent mon nouvel album, c’est sans doute parce qu’ils me font confiance, mais aussi parce qu’ils ont aimé mon dernier single. Je veux vivre dans cette espèce de glorieuse incertitude du show-business.

Avez-vous parfois honte de votre réussite?
Non, jamais! Je n’ai jamais marché sur la tête de personne pour arriver là où je suis. J’ai un certain talent, j’ai eu la chance qu’il soit reconnu par certaines personnes. Notamment par Zazie qui m’a écrit un titre pour mon premier album.

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Interview complète dans le Moustique du 17 juillet.

Les 14 et 15/3/2014, au Palais 12 du Heysel.

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