Cédric Wautier, « Je ne sais pas me vendre »

Passionné du patrimoine belge, l'animateur de la RTBF en a dans le ventre. Plus qu'une brique d'ailleurs.

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En télé comme en radio, Cédric Wautier n'a qu'une seule idée en tête: servir de passeur d'idées pour mieux valoriser le patrimoine de notre plat pays. C'est qu'après onze années à la tête de Une brique dans le ventre et huit à 50 degrés nord, cet amoureux des arts et de la bonne bouffe a pris goût à la découverte et s'insurge contre le média passif, celui qui ne tend pas à faire réfléchir les téléspectateurs. Des noms comme Valérie Damidot ou Marc-Emmanuel de Tous Ensemble, ça le fait bâiller d'ennui… Et même d'écœurement. Reconnaissable à ses lunettes colorées et à un engouement tout particulier, Cédric Wautier est de ceux qui aiment la vie pour ce qu'elle est. En se posant beaucoup de questions.

Radio, hebdo, primes… Vous enchaînez. Comme en politique, on peut dire que vous êtes un cumulard?

Cédric Wautier – Et, contrairement à un politique, je peux répondre que j'aime ça! J'ai besoin de me plonger dans des univers différents que ce soit dans La brique ou dans 50 degrés. Si je parle de politique belge dans un sujet, je peux me dire après, que hier je faisais de la peinture et que, demain, je parlerai de culture à la radio. J'aime ce côté caméléon. En radio, j'ai enfin le temps d'écouter les gens, d'aller plus en profondeur dans les sujets. Et puis c'est enrichissant. J'apprends tous les jours et dans tous les domaines.

Est-ce qu'il y a encore des choses qui vous tordent le ventre de stress?

C.W. – Pour ma première en radio dans Le Forum de midi, que j'ai faite au pied levé, j'avoue que j'avais tout de même prévu une boîte d'Immodium dans mon sac. Je n'avais plus connu de stress comme ça depuis longtemps mais j'étais à la recherche de ce sentiment. Et puis la pièce Bossemans et Coppenolle qu'on joue pour la RTBF me panique aussi.

Vous êtes un peu comédien dans Une brique dans le ventre avec les capsules bricolages ou les mises en scène des maisons… Pas toujours très naturel.

C.W. – (rire) C'est vrai. Les gens que l'on rencontre sont rarement habitués à parler face à des caméras et donc il faut les aider, en remettre une couche pour qu'ils puissent se détendre. On essaye de ne pas être ridicules.

Elle en est où la construction de la maison "Une brique dans le ventre"? Les travaux n'en finissent pas!

C.W. – Là on a fait les travaux de jardin, un gros poste. Elle avance bien. Tout le gros œuvre est fini, l'isolation aussi. La maison en soi est terminée, il ne manque plus que la déco. Mais c'est un gros boulot, on part d'une maison construite dans les années 70 pour la rendre basse énergie, autant dire qu'il faut du temps.

Et vous, vous l'avez votre maison quatre façades?

C.W. – Eh bien non! J'en avais une de deux façades à Bruxelles que j'ai vendue hier en cinq minutes chrono. Le marché de l'immobilier est dingue.

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