Ce soir sur la Une: Les armées secrètes de l’Otan

Amateurs de thrillers politico-militaires, accrochez-vous. Les armées secrètes de l'Otan, documentaire d'Emmanuel Amara, s'attaque à du lourd, comme on dit. En 1990, le Premier ministre italien Giulio Andreotti lâche une bombe.

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Amateurs de thrillers politico-militaires, accrochez-vous. Les armées secrètes de l’Otan, documentaire d’Emmanuel Amara, s’attaque à du lourd, comme on dit. En 1990, le Premier ministre italien Giulio Andreotti lâche une bombe.

Il est acculé par plusieurs enquêtes sur les attentats des années de plomb, cette période – du milieu des années 70 jusqu’au début des années 80 – où une vague terroriste, soi-disant orchestrée par les Brigades rouges, a secoué l’Italie.

Celui que l’on surnomme Belzébuth ou l’Inoxydable, sept fois Premier ministre, une trentaine de fois ministre, reconnaît l’existence d’une armée secrète en Italie, mais aussi dans d’autres pays membres de l’Otan. Son nom de code: Gladio, le glaive. Dès la fin de la Seconde Guerre mondiale, il semblerait que la CIA et le MI6 (les services secrets britanniques) aient installé dans l’ensemble de l’Europe de l’Ouest un réseau clandestin composé de cellules devant combattre la menace communiste.

Dans le cas d’une invasion de l’Armée rouge, écrit Daniele Ganser, auteur du livre Les armées secrètes de l’Otan (2004), les soldats de Gladio devaient former, sous le commandement de l’Otan, un réseau dit « stay-behind » opérant derrière les lignes ennemies.Mais l’invasion soviétique n’eut jamais lieu. Pour Washington et Londres, le vrai ennemi, c’était les partis communistes d’Europe occidentale. Ainsi, selon Ganser, ces cellules auraient commis des attentats en accusant l’extrême gauche pour miner sa réputation auprès de l’électorat. – Q.N.

2 février: 21h55 LA UNE Les armées secrètes de l’Otan

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