Ce soir sur La Une: la première série avec Thierry Lhermitte

Prolifique acteur au cinéma, Thierry Lhermitte campe son premier héros télé. Toubib or not to be?

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Prolifique acteur au cinéma, à la popularité quasi intacte grâce à des succès qui, mine de rien, commencent à dater (Les bronzés, Le père Noël est une ordure, Le dîner de cons…), Thierry Lhermitte perd pourtant de son éclat. Parmi la quarantaine (!) de films qu’il a tournés depuis le début des années 2000, l’ex-membre du Splendid a collectionné un nombre incroyable de bides.

Son statut d’acteur bancable remis en cause, sa visibilité en baisse, une activité inégale de producteur, Lhermitte a saisi l’opportunité offerte par TF1 (et par la RTBF, coproductrice) de rebondir. Comment? En se glissant dans la peau d’un héros de série télé. A 58 ans, ça tombe plutôt à pic pour renouer avec le succès et soigner sa popularité. L’acteur en a d’ailleurs eu un avant-goût avec Le pigeon, téléfilm avec François Morel qui avait permis à la même chaîne de truster le leadership de la soirée du 6 septembre dernier, avec près de six millions de téléspectateurs.

Adapté d’une série anglaise à succès, née en 2004, Doc Martin raconte la vie de Martin Le Foll. Chirurgien émérite, il souffre d’un mal problématique pour sa fonction: la peur du sang. Afin de contourner cette terrible phobie, cet homme aussi distingué que maladroit accepte de devenir médecin généraliste à Port-Garrec, une bourgade perdue sur le littoral breton. Là, il remplace le charismatique Docteur Fauvet. Evidemment, rien ne se passe comme prévu et les contacts avec les habitants (et ses patients) vont vite s’avérer très compliqués.

Le décor planté, le casting présenté – on saluera la présence de Doudi de Samantha Oups – et des ingrédients de base alléchants sur papier, on attendait beaucoup de ce Doc Martin. Annoncée comme décoiffante et novatrice dans le ton, cette importation, au vu des deux premiers opus en tout cas, se révèle un peu falote, au final. Tel un avion qui aurait du mal à décoller. L’humour british est à peine perceptible, les dialogues inégaux, et trop de personnages manquent d’épaisseur.

Mais tout n’est pas perdu et la série possède tout de même quelques atouts. En outre, elle arrive à un moment où le public est en quête de légèreté. Par ailleurs, six épisodes (de 52’) ont déjà été mis en boîte, et tous seront diffusés dans les semaines à venir. De quoi permettre au programme de vite se rattraper. Sans quoi, Lhermitte, choisi après un long et difficile casting, risquerait bien de rentrer en convalescence prolongée après ce nouvel accident de parcours. – David Hainaut

20h45 LA UNE Doc Martin

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