Ce que va changer l’arrivée de Netflix en Belgique

Le service de vidéo à la demande part à la conquête du marché belge. Une révolution qui a ses limites.

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On vous l'annonce depuis des mois, c'est aujourd'hui officiel: le géant Netflix va implanter son service de streaming vidéo sur le territoire belge d'ici la fin de l'année, ainsi que dans une demi-douzaine de pays européens. Soit la plus grande expansion de l'entreprise depuis son lancement, pour laquelle elle a débloqué la coquette somme de 52 millions d'euros. Une révolution? Sans doute. Ce qui est certain, c'est que le roi américain du VOD va bouleverser notre façon de consommer les séries. Une question technique qui a un impact direct sur la création de nos feuilletons préférés. Et pour cause, le service de vidéo compte quarante-huit millions d'abonnés à travers le monde et pèse aujourd'hui plus de 30 % du trafic Internet en soirée aux États-Unis. Un triomphe qui s'explique en partie par le catalogue ultra-fourni de Netflix qui propose plus de 100.000 films et séries aux USA pour la modique somme de 8 dollars par mois. Montant qui devrait rester le même, converti en euros tout de même, dans notre pays. Un service qui fait baver d'envie des milliers de consommateurs et trembler les chaînes de télévision.

Et c'est là que le bât blesse. Pour éviter l'érosion de leurs téléspectateurs, les opérateurs nationaux préparent l'offensive comme ils le peuvent en bradant les prix de leur VOD ou en préparant des formules illimitées. Voire en verrouillant carrément certaines productions. En France, la loi va obliger Netflix à respecter l'interdiction de diffuser des films sortis dans les salles il y a moins de 36 mois. Ce qui va sacrément peser sur son catalogue et donc limiter sa force de frappe. Pareil pour des séries comme House Of Cards, qui proviennent pourtant des productions propres de Netflix, que l'on risque de ne pas retrouver dans le répertoire de l'opérateur en Belgique. Et ce tout simplement parce que ce sont Be TV et la RTBF qui en possèdent les droits de diffusion…

L'autre argument de ce géant de VOD est de financer des séries originales au sein de chaque territoire dans lequel il s'implante, comme en France où la plateforme aurait signé pour tourner un feuilleton à Marseille. Ça ne vous rappelle rien? On attend impatiemment les esquisses d'un tel projet en Belgique, qui devrait vraisemblablement prendre racine en Flandre en raison d'un plus grand vivier de consommateurs potentiels. Pour la suite des aventures made in Netflix, on se dit rendez-vous à l'automne prochain.

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