Cannes 2013: On a vu… Nebraska, l’autre rêve américain d’Alexander Payne

L’un des cinq films américains présentés en Compétition (après Les Coen et Soderbergh et en attendant Jarmusch et James Gray) vient bouleverser la Croisette par sa simplicité et sa force émotionnelle.

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Après Sideways et The Descendants, Alexander Payne choisit de raconter une histoire simple, celle d’un père et de son fils, qui entreprennent un voyage jusqu’au Nebraska pour récupérer un million de dollars que le père croit avoir gagné.

 

Dans le rôle de Woody Grant, le vieil homme persuadé d’avoir décroché le gros lot, on retrouve Bruce Dern, père de Laura Dern et légende du cinéma US (depuis On achève bien les chevaux dans les années 70). L’acteur américain de 76 ans bouleverse dans le rôle d’un père qui s’enfonce lentement dans la sénilité, sous le regard à la fois tendre et incrédule de son fils (Will Forte).

 

Payne dépeint magnifiquement ce portrait de famille dont les liens depuis longtemps défaits vont se resserrer autour du rêve du père.

 

Entre le rire et les larmes, Payne dresse aussi un portrait de la société américaine vieillissante, toujours victime de ses vieux rêves de succès. Tourné en noir et blanc sur de la musique folk, ce film aux allures de road movie décalé sur les plaines du Nebraska est assurément un des coups de cœur de la Croisette. Simple et beau. On va se mettre à réécouter Bruce Springsteen, tiens.

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