Cannes 2013: Un cru exceptionnel

Une Palme d'Or – La vie d’Adèle - qui invite à "vivre librement et aimer librement".

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Des dizaines de kilomètres parcourus sur la croisette, des interviews en pagaille que vous retrouverez bientôt dans les pages de Moustique (Vincent Lindon, Chiara Mastroianni, Justin Timberlake, Carey Mulligan, les frères Coen, Léa Seydoux, Soderbergh, Matt Damon, Michael Douglas). De jolies femmes, d'incroyables robes, des décolletés que l'on n'oubliera jamais.

 

Quelques fêtes interminables et la barre du lendemain matin. Le festival de Cannes a probablement raccourci encore mon espérance de vie (comme à chaque fois mais il n'appartient qu'à moi d'aborder l'évènement de manière plus raisonnable). Mais il m'a une fois de plus envouté.
Cannes est un monde à part qui vous engloutit.

 

Purement et simplement. J'en retiendrai quelques souvenirs que je garderai pour moi (oui, ce festival, c'est un peu la vie dans la vie). Mais surtout quelques beaux et grands moments de cinéma: la ballade folk des frères Coen (Inside Llewyn Davis), la tendresse père/fils du Nebraska d'Alexander Payne (Sideways, The Descendants), la déclaration d'amour à Rome de Sorrentino (La Grande Bellezza), les personnages pétris d'amour de Farhady (Le passé), le couple Matt Damon/Michael Douglas de Ma vie avec Liberace de Soderbergh.

 

Les présences impressionnantes de quelques monstres du cinéma: Spielberg bien entendu mais aussi Jerry Lee Lewis ou Robert Redford. Mais c'est surtout La vie d'Adèle, le film d'Abdellatif Kechiche qui restera le plus grand souvenir de ce 66e festival de Cannes. Le Jury ne s'y est pas trompé en lui décernant la Palme d'Or.

 

Une Palme particulière puisqu'elle va à son réalisateur. Mais aussi, fait exceptionnel, à ses deux magnifiques actrices: Léa Seydoux et Adèle Exarchopoulos. Elles m'ont fait sourire, bander et pleurer à chaudes larmes. C'est bien simple, l'histoire de cette passion lesbienne est l'un des plus beaux films d'amour qu'il nous ait été donné de voir ces dix dernières années. Il reste à espérer que, lors de sa sortie en Belgique en octobre prochain, le grand public puisse voir le film non censuré de cette fascinante scène érotique qui tient le film autant qu'il le justifie. Un chef-d'oeuvre…

Le palmares

Palme d’or : La Vie d'Adèle d'Abdellatif Kechiche
Grand prix : Inside Llewyn Davis de Joel et Ethan Coen
Prix de la mise en scène : Heli d’Amat Escalante
Prix du jury : Tel père, tel fils de Hirokazu Kore-Eda
Prix du scénario : Jia Zhang-Ke pour A Touch of Sin
Prix d’interprétation féminine : Bérénice Bejo pour Le Passé d’Asghar Farhadi
Prix d’interprétation masculine : Bruce Dern pour Nebraska d’Alexander Payne
Caméra d’or : Ilo Ilo d'Anthony Chen
Pun certain regard: L’image manquante de Rithy Panh
Prix du court-métrage : Safe de Moon Byoung-Gon

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