Cannes 2013: The show must go on

Le festival de Cannes ressemble à un film de Baz Lhurmann. Il n’y a pas de soleil ? Ce n’est rien.

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Il y a plus de couleurs, plus de bruits (en réalité une rumeur incessante qui enfle, qui enfle comme une baudruche, toujours à la limite d’exploser), les gens n’y sont pas de vraies gens, des filles de toutes tailles se déguisent en femmes fatales, font glisser jusqu’à l’accroc des talons bien trop haut pour leur âge.

 

De toute façon, le temps n’existe plus… Cannes petite station balnéaire tranquille et discrète, se pare durant les 15 jours de sa fête du cinéma de sa longue robe rouge qui recouvre jusqu’aux marches du Palais du Festival.

 

Les fameuses marches ! A plusieurs reprises, des badauds nous haranguent pour immortaliser l’instant. Figurants anonymes qui veulent aussi leur place au spectacle, faire partie intégrante de la fête, toucher du doigt la célébrité.

 

Cannes n’a que faire des trombes d’eau qui se déversent sur elle depuis plusieurs jours, elle fait scintiller ses plus beaux bijoux dont les reflets multicolores se mettent à danser sur une mer, qui elle aussi fait la belle. Comme tout le monde.

 

Car comme dans Gatsby le magnifique projeté en ouverture, tout est plus grand, plus beau, plus impressionnant pendant le festival. Plus artificiel aussi. Car Cannes cancane, Cannes, tout en diffusant des films qui prennent le pouls du monde, se fiche de savoir s’il se réveillera indemne de la crise qu’il traverse. Pas plus qu’elle ne s’inquiète pour un 7e art  toussotant jusqu’au sang comme Satine de Moulin-Rouge, parce que de vils commerçants sacrifient ses artisans sur l’autel du profit.

 

De toute façon, pendant 15 jours au mois de mai, le Festival de Cannes EST le cinéma. Il ne peut donc rien lui arriver, le show peut continuer.

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