Calogero: « Goldman reste toujours à l’écoute »

Après un "best of" et une tournée symphonique, Calogero revient avec un nouveau groupe dont les membres font jeu égal.

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Circus, c'est deux filles et trois garçons, cinq voix, cinq instruments et beaucoup de liberté. En cassant les codes et en malaxant les styles, Calogero, le producteur Philippe Uminski, Stanislas, Karen Brunon et Elsa Fourlon s'en donnent à cœur joie dans une formation qui doit plus au Magical Mystery Tour des Beatles qu'à Bouglione. Mais avec de vrais morceaux de Goldman dedans…

Jean-Jacques Goldman est derrière les deux premières chansons qui ouvrent l'album de Circus. C'est lui qui vous a guidés?
Calogero – Non, pas du tout. Nous avons fait appel à des auteurs différents pour qu'ils donnent un point de vue différent. Que ce soit avec Jean-Jacques Goldman, Marc Lavoine ou Dominique A, nous sommes arrivés à chaque fois chez eux avec un bout d'histoire originale racontée par Marie Bastide. C'est quoi ce cirque a été écrit conjointement par Marie et Jean-Jacques. Ce dernier a été surtout emballé par l'idée du groupe. Assez curieusement, il n'a jamais écrit pour un groupe duquel il ne faisait pas partie, comme Fredericks-Goldman-Jones ou Taï Phong. Il m'a dit: "C'est super que tu renoues avec l'esprit d'un groupe et que t'associes à des gens talentueux avec qui tu t'entends bien".

Est-ce qu'il a remis rapidement sa copie?
Calogero – Non, Jean-Jacques reste un artiste artisan qui travaille constamment sa matière. Quand je lui ai envoyé la musique de Sur un fil, qui est un peu le titre générique de "Circus", il a travaillé sur plusieurs idées. Il me proposait un texte, attendait les remarques du groupe, changeait des mots, une strophe… Ce n'est pas le genre à dire: "Voilà, je t'ai écrit une chanson. Tu la prends telle quelle ou je la donne à un autre". Il reste toujours à l'écoute et n'est pas susceptible.

La chanson Sur un fil fait du cirque une métaphore de la vie. C'est ça le message de l'album?
Stanislas – Le propos du disque, c'est la liberté. Le cirque, pour nous, c'est l'image d'une troupe d'artistes qui mène une vie de bohème. Quand on dit Circus, on ne pense pas forcément à Bouglione ou à des clowns, mais plutôt au nouveau cirque comme le font Plume ou le Cirque du Soleil. Dans nos influences, on citera aussi Charlie Chaplin, "Magical Mystery Tour" des Beatles, "Tommy" de The Who, la commedia dell'arte, les soundtracks de Nino Rota ou encore Les demoiselles de Rochefort de Jacques Demy.

Qu'est-ce qui a motivé l'idée de former un groupe?
Calogero – Nous ne cherchions pas à tout prix à faire un groupe, c'est la musique qui nous a réunis. On a commencé à trois, avec Stanislas et Philippe. Mais très vite, on s'est dit qu'avec deux filles en plus, ce serait encore mieux. Je me souviens de notre première réunion à cinq autour d'un plat de pâtes. On a rigolé comme des gosses toute la soirée. Ce fut le déclic. Dans Circus, nous sommes tous sur un pied d'égalité. Sur chaque chanson, vous pouvez entendre cinq voix et cinq instruments. C'est assez motivant de travailler de cette manière, car chaque musicien qui forme Circus vient d'un univers différent et est confronté aux goûts des autres.

Et la scène, c'est pour quand?
Calogero – Des dates sont déjà programmées au Théâtre Marigny à Paris d'ici un an. Mais on va aussi partir sur la route. Avec un nom de groupe pareil, c'est clair que nous allons proposer un spectacle total, poétique et multidisciplinaire.

Dossier complet "Que devient Jean-Jacques Goldman" dans le Moustique du 28 novembre.

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