Calogero: « Et puis, il y a le soleil… »

Il part sur les routes avec le collectif Circus Opéra Pop. En attendant, palabres autour du soleil, de l'Italie et de la Sicile. 

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Quel rapport entretenez-vous avec l’Italie?
J’y vais souvent, et souvent à Rome, que j’ai découverte il y a tellement longtemps et je suis tombé fou amoureux de cette ville. J’ai compris pourquoi les architectes aimaient se promener en calèche à Paris, pour copier Rome.

Qui est la plus romantique, Paris ou Rome?
Je crois que c’est Rome. Paris est romantique aussi, mais Rome est moins stressante. Et puis, il y a le soleil…

Et vous êtes un garçon qui a besoin de soleil…
Comme tout le monde, mais peut-être un peu moins que les Belges qui en ont plus besoin (rire), mais comme je fais tous mes albums en Belgique, j’ai besoin de la grisaille de la Belgique qui me porte bonheur.

Vous connaissez bien la Sicile de vos parents?
J’ai encore de la famille en Sicile, le rapport est très fort. Quand je me retrouve dans le village de mes parents, qui m’a beaucoup ému la première fois que je l’ai vu – ils sont tous les deux de Sommatino -, c’est fort parce que je me dis que j’aurais dû naître là, mais je reste quand même un…

Un touriste!
Non, un Franco-Italien. Quand je retourne en Sicile, j’y vais peut-être pas en touriste, mais j’ai l’impression d’aller voir le pays de mes parents, je n’y vais pas en Sicilien. Mais mon caractère est sicilien… On croit toujours que les Siciliens sont des machos, mais ils sont avant tout très gentils…

Je confirme…
Non, mais c’est vrai, ils sont très gentils et très loyaux. Mais moi, je viens d’une famille de Siciliens soft, on est dans la Sicile cool…

A Sommatino, il y a la mer?
Non, c’est à l’intérieur des terres.

Là-bas, vous avez une maison? Un palais?
Non, mes parents sont très modestes, il n’y a pas de richesses, pas de châteaux. Il reste juste ma tante et mes cousins là-bas, et ils n’ont rien à voir avec ce que je vis ici où je n’ai pas de château non plus…

Pas encore… 
Non, je n’ai pas l’âme d’un châtelain.

Quand on joue en été, est-ce différent que lorsqu’on joue le reste de l’année?
Oui, vous avez raison, ce qui change vraiment tout, c’est le barbecue (rire). Si j’ai monté Circus Opéra Pop, c’est parce que je voulais faire mon petit opéra rock comme mes modèles les Who, mais aussi parce que j’ai le goût de la fratrie et quel plaisir de se faire une bonne côte de bœuf!

Vous souvenez-vous de chansons italiennes qui ont marqué vos étés?
Oui, celles de Marino Marini.

Est-ce que votre papa chantait à table?
Oui, mon papa est un très bon chanteur, il a une voix magnifique. J’ai même fait un duo avec lui sur Internet qui s’appelle Caravan Petrol.

Le 9/10, Cirque Royal de Bruxelles. Le 6/12, Forum de Liège.

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