Cali: Hymnes à la vie

Le chanteur ne demande plus: "C'est quand le bonheur?". Il l'a trouvé.

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L'âge d'or? C'était jusqu'à présent le titre d'une magnifique chanson écrite par Léo Ferré en 1966. Elle est reprise aujourd'hui par Cali qui en a aussi fait le nom de baptême de son nouvel album. Mais, attention, il n'est pas question ici d'une époque révolue, de nostalgie larmoyante ou de refrain sur le thème de "c'était mieux avant". "Pour moi", nous explique-t-il, "L'âge d'or, c'est à la fois hier, aujourd'hui et demain. C'est ce que j'essaie d'inculquer comme philosophie à mes enfants. Pour cet album, j'ai voulu ne retenir que le positif, tous ces petits moments d'une vie qui font qu'on se sent bien. C'est une évocation de tous ces âges heureux de l'existence et sur ce qui, au final reste, et parfois manque. Le déclic s'est produit l'année dernière. J'ai joué la pièce Cow-boy Mouth de Sam Shepard et Patti Smith dans un théâtre à Paris. Je suis resté quatre mois seul, ce qui ne m'arrive jamais, même en tournée. Et je me suis rendu compte à quel point tous ces petits bonheurs de vie étaient importants. Les souvenirs d'enfance, les copains, un vrai chez soi, le sourire de ma fille quand je vais la chercher à l'école… Voilà de quoi s'est nourrit ce disque. La vie quoi…"

Réalisé avec son nouveau complice de jeu David François Moreau (compositeur de musique de film et de ballet, et frangin à Patrick Bruel), "L'âge d'or" montre un artiste étonnamment serein. Le disque est solaire, le ton est à l'apaisement et la voix s'est métamorphosée. Dans la lignée de son avant-dernier album "Vernet-les-bains" (la ville où le chanteur a grandi), Cali baisse la garde, ne monte plus aux barricades et se raconte. Et tout y passe. Ses parties de foot "avec des pulls pour faire les cages" (C'était beau), les commentaires de Roger Couderc pendant les retransmissions des match de rugby à la télé (Tout ce qui en reviendra pas), le jour où son guitariste Geoffrey Burton lui annoncé qu'il se mariait (Camarade), les câlins avec ses enfants (Coco) mais aussi la perte des illusions. Dans C'était beau, réussite majeure de cet album, Bruno Caliciuri rappelle fort justement "qu'à partir d'un certain âge, on trouve plus de raisons de pleurer que de rire" mais il ajoute aussitôt "il ne faut jamais écouter les gens qui vous disent ça". Oui, Cali a changé…

 

Le 17/4 à l'A.B. (Bruxelles), le 1er mai à l'Inc'Rock, le 18/7 aux Francofolies de Spa.

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