Bruno Solo : « Bruxelles ressemble à Peau d’âne »

De retour dans la série Deux flics sur les docks, Bruno Solo est un pur produit de la télé. Et sur elle, il a fort à dire…

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Même en plein tournage de L’Hôtel de la plage – une nouvelle série à découvrir l’an prochain sur France 2 -, Bruno Solo n’est avare ni de temps, ni de confidences. L’acteur-auteur-réalisateur-producteur a mille activités, idées et, forcément, beaucoup à dire sur ses métiers, ses envies, ses regrets. Et même si la télévision lui a offert une belle popularité, il en reste un cinglant observateur. Chaleureux et loquace, l'amoureux de la Belgique (où il a vécu) est à l’opposé du capitaine Winckler, son personnage dans Deux flics sur les docks.

Qu’aimez-vous chez cet imbuvable Winckler?

Bruno Solo – C’est un veuf cynique, désillusionné, neurasthénique, qui traîne sa carcasse sarcastique. J’adore! C’est très agréable à jouer. Je vais bientôt découvrir comment il évoluera dans les deux derniers épisodes. Mais Graham Hurley (auteur des romans à l’origine de la série – NDLR) apprécie beaucoup la version télé Deux flics sur les docks. Il aimerait écrire directement des scénarios qui ne seraient pas des adaptations de ses livres. Je serais bien partant pour une dernière chevauchée avec lui…

La télévision vous offre de plus en plus de rôles graves. Longtemps vous avez été étiqueté "rigolo"…

B.S. – Ça a mis un peu de temps à venir, mais il semble que je sois désormais plus légitime dans ce registre. C’est après Jusqu’à l’enfer, téléfilm adapté de Simenon, que davantage de rôles dramatiques m'ont été proposés. En tant que comédien, ça m’a fait beaucoup de bien. Et c’est moins épuisant physiquement – même si psychologiquement, ça vous oblige à faire ressortir des démons enfouis.

Vos débuts dans les années 90, c'était animateur. Qu’est-ce qui vous plaisait?

B.S. – Je concevais des émissions avec Yvan Le Bolloc’h, mais je n’animais pas. Je tenais une chronique, je faisais le trublion. Déjà! J’ai toujours été incapable de faire l’animateur. Je n’ai pas cette capacité à faire semblant de m’intéresser à des gens dont je me fous de la carrière. Ce que j’aimais, c’était faire des sketches, me déguiser. Sinon je m’emmerdais…

Vous avez touché au cinéma, au théâtre, à la télé: où vous sentez-vous le mieux?

La suite de l'interview dans le Moustique du 27 novembre 2013

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