Bruno Clément: « Je n’en menais pas large devant Bowie »

Il est le visage et le maître d’œuvre de Questions à la Une depuis cinq ans. Qui est ce grand échalas qui aime le rock et les restaurants?

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Il nous a donné rendez-vous au Chaff, place du Jeu de balle, au cœur des Marolles. Un café bruxellois populaire et alternatif. A peine installé en terrasse, il se lance: "J’adore cette place, ce café, leurs atmosphères. J’y viens souvent. J’aime chiner dans la brocante puis venir à ce bar qui est un lieu de mixité avec des vieux Bruxellois, des jeunes artistes, des branchés tatoués, les vendeurs marocains de la brocante." Interview avec un garçon dont on peut dire qu'il n'attend pas pour afficher ses enthousiasmes.

On ne vous imagine pas spécialement "alternatif" comme ce bar.
Bruno Clément – Musicalement parlant, je l’étais dans ma jeunesse. Et, à 41 ans, je suis toujours fan de la Mano Negra et de Manu Chao que j'ai dû voir une quinzaine de fois. Chao et Bruce Springsteen sont mes deux idoles.

Vous êtes devenu journaliste…
B.C. – … par vocation. Dès mes 12 ans, je voulais faire de la radio. J'ai un tempérament de curieux avide de comprendre, d'analyser les choses. D’exercer mon esprit critique en toute indépendance.

Mais avez-vous les épaules assez larges pour porter Questions à la Une sur la durée?
B.C. – Après 15 ans de télé, je commence à bien connaître ce difficile métier et ses facettes. Ce qui me rassure, c'est que les gens que je croise dans la rue ne me disent plus "Vous êtes le successeur de Defossé" mais "Vous êtes Questions à la Une". Ils mettent aujourd'hui ma tête sur l'émission. J'aimerais en tout cas aller jusqu'aux 10 ans du maga en 2015.

Quel souvenir gardez-vous de cette succession express à Jean-Claude Defossé?
B.C. – Jean-Claude Defossé est parti pour la politique en trois jours. C’était en mars 2009, en pleine saison. Un casting a vite été organisé avec six candidats dont moi, j'étais alors simple éditeur de l’émission. Je pensais que le choix se porterait sur quelqu'un de plus connu comme Christophe Deborsu pour reprendre le flambeau. Et non, c'était bibi! J'ai enregistré le surlendemain dans un état d'anxiété avancée. Cette succession m'a causé la seule vraie nuit d'angoisse et d'insomnie de ma vie.

La suite dans le Moustique de ce 4 septembre 2013

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