Bright Eyes: Conor le magnifique (écoute intégrale)

La prochaine fois que nous croiserons Conor Oberst, c'est promis, nous lui poserons les questions qui taraudent ses admirateurs.

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La prochaine fois que nous croiserons Conor Oberst, c’est promis, nous lui poserons les questions qui taraudent ses admirateurs.

A quoi carbure-t-il pour être aussi prolifique? Combien d’heures doit-il dormir pour recharger les batteries et relancer son génie créateur? C’est qu’en deux ans, cette jeune canaille au visage d’ange a publié deux albums avec The Mystic Valley Band, tourné un peu partout aux Etats-Unis, sorti un disque roots avec Monsters of Folk avant de sonner la fin de récréation pour son groupe Bright Eyes. Not bad, not bad…

 Tout en restant qualitatif dans sa production, Oberst y révèle aussi une âme papillonnante à l’image de ce nouvel enregistrement de Bright Eyes qui ne ressemble finalement à aucun de ses albums précédents. « The People’s Key » joue moins la carte de la spontanéité que ses enregistrements avec The Mystic Valley Band et s’écarte aussi des fantômes americanade Monsters Of Folk.

« Ce monde n’est qu’une hallucination », chante Oberst sur Ladder Song. Et il ne s’agit de rien d’autre. « The People’s Key » est en effet un disque éclaté, étrange et un peu flou. Chaque chanson y est pourtant à sa place: un spoken word en introduction où il cite la Bible et Hitler, un rock caverneux à la dEUS (Approximate Sunlight), un hommage à l’empereur rasta Hailé Sélassié et des chansons pop chargées d’électricité (Stell Games, Jujune Stars). On ne s’ennuie jamais chez Conor et c’est sans doute pour cette raison qu’il reste un artiste essentiel en 2011. – L.L.

 

 

Bright Eyes – « The People’s Key »
Universal
Notre avis: 3 étoiles

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