Blanche-Neige et le Chasseur: Il était une (autre) fois…

Une nouvelle adaptation plus glauque du conte des frères Grimm, et qui dézingue le mythe du Prince charmant.

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Hasard (ou pas) du calendrier: en l’espace de deux mois, nous avons eu droit à deux adaptations de Blanche-Neige.

La première, avec Julia Roberts, était rose bonbon. Celle-ci, plus sombre, revendique ouvertement sa cible dès les premières images. Ici, on est dans le gothique pour gastronomes en culottes courtes, destination jeunes ados conquis par Twilight. Ceux-ci retrouveront donc ici un univers heroic fantasy comme il faut, et Kristen Stewart sous les traits de la belle.

Il existe tout de même un point commun entre les deux Blanche-Neige de l’année: toutes deux dézinguent le mythe du Prince charmant. Dans les deux cas, ni Kristen Stewart ni Lily Collins n’ont en effet besoin de l’aide d’un preux chevalier pour venir à bout de ces vilaines reines malades de frustration devant l’âge qui passe et laisse des traces.

Pour le reste, pas de surprise. On reste fidèle à la trame générale de l’histoire originale, parue en 1812. Celle d’une jeune beauté qui vient mettre en péril la suprématie de l’orgueilleuse Reine Ravenna, cruelle marâtre en chasse de l’antirides éternel.

Mais cette dernière ignore que Blanche-Neige a été initiée à l’art de la guerre (et à autre chose sans doute, mais on ne nous le montre pas à l’écran) par le chasseur pourtant envoyé pour lui arracher le cœur. Alliant leurs forces, les deux complices vont lever une armée pour mettre un terme définitif au règne sans partage de Ravenna.

Parfois un peu longuet, ce film a cependant la bonne idée de s’écarter des chemins balisés pour relancer l’intérêt. Notamment quand il présente sept nains hilarants aux Q.I. négatifs. Si, à l’arrivée, on regrette parfois le trop peu d’émotions et le fait que Charlize Theron gaspille une grande partie de sa prestation à hurler face à son miroir (qui parle comme Dark Vador) dans des robes haute couture, cette fresque grandiloquente vaut quand même le détour.

Car elle offre une très bonne variation, sortie de l’imaginaire d’un réalisateur que l’on devine biberonné à Tim Burton et au Seigneur des Anneaux. Bref, ce blockbuster devrait vivre heureux. Et pourrait même avoir au moins un enfant d’ici deux ou trois ans…

Bande-annonce Blanche-Neige et le chasseur

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Blanche-Neige et le Chasseur
Réalisé par Rupert Sanders (2011). Avec Kristen Stewart, Chris Hemsworth, Charlize Theron – 126’.

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