Beyoncé impressionne au Sportpaleis

La tournée Mrs Carter Show de la chanteuse américaine est en double escale en Belgique. Nous avons assisté ce jeudi à son premier concert complet. La grande classe!

1062022

Sur scène, Beyoncé n'a besoin d'aucune choriste pour "doubler" sa voix et encore moins d'une bande préenregistrée.  Comme ses concurrentes, elle en met plein la vue dans les effets scéniques et elle multiplie les chorégraphies avec ses danseurs. Mais elle est aussi accompagnée de onze musiciennes qu'elle n'hésite pas à mettre en avant, ici pour un solo de guitare au milieu du public, là  pour un interlude instrumental surchauffé de cuivres.  Et c'est là qu'elle fait la différence avec les Lady Gaga, Britney Rihanna et autre Miley Cyrus Voilà qui privilégient trop souvent le visuel et les effets spéciaux  au détriment de la musique et du chant.

Beyoncé épate aussi pour son sens du dosage. Ce jeudi, dans un Sportpaleis surchauffé, la star américaine a montré qu'elle maîtrisait toutes les ficelles de l'entertainement. Généreuse, professionnelle mais aussi sobre quand il le faut. Son Mrs Carter Show bénéficie d'un budget colossal.  Le  seul montant alloué à son entrée sur scène (avec explosion, film vidéo diffusée sur un écran Led  et déluge de projecteurs) suffirait à financer l'entièreté de la tournée de n'importe  quel groupe belge. Mais elle sait aussi jouer la carte de la simplicité pour subjuguer son public. On pense à son interprétation a capella d'I will always love you (la reprise de Dolly Parton (re)popularisée par Withney Houston) ou aux deux danseurs blacks qui viennent régulièrement exécuter des pirouettes sur un minuscule podium situé  au milieu du public.

Entre un tube sensuel (Drunk In Love) et des versions survitaminées de Crazy In Love et Singles Ladies (Put a ring On It), Beyoncé n'oublie pas non plus de défendre la cause des femmes.   Elle affirme ainsi son girl power dès  l'intro du concert (Run The World) et ouvre Flawless avec une citation de la romancière nigériane féministe Chimamanda Ngozi Adichie.

Dans la salle,  (presque) tout le monde est debout. Smartphone allumé et déhanchements ondulés. Beaucoup de femmes bien sûr, beaucoup d'adolescentes aussi ralliées à la cause de Beyoncé par un dernier album aux sonorités plus électro.  Les morceaux (on en a compté 21) ne sont jamais rallongés inutilement (bien qu'euphorique, Crazy In Live n'a même pas duré trois minutes). Les interludes pour permettre à la diva de changer de tenue sont agrémentés de beaux effets visuels, des jeux d'ombres chinoises, de parties instrumentales et de chorégraphies. Et comme Beyoncé alterner subtilement bombes up-tempo et ballades (l'impeccable Irreplaceable joué au milieu du public et repris à l'unisson), on ne s'ennuie pas une seconde.  Bref du grand Art livré  sans un once de vulgarité… On vous l'a dit, Beyoncé c'est la grande classe.

Beyoncé donne son deuxième concert ce vendredi 21 mars  au Sportpaleis et c'est complet.

 

 

     

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