Belle épine

Tout commence par un fait réel: une nuit, la réalisatrice Rebecca Zlotowski trouve dans sa rue un journal intime. Bouleversée à la lecture du document, elle décide de raconter l'histoire de Prudence, une jeune fille qui vient juste de perdre sa maman et se retrouve alors toute seule dans un grand appartement de la banlieue parisienne.

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Mais plutôt que filmer les larmes, Rebecca choisit un parti pris choc: montrer le sentiment de liberté que peut créer la perte d'un être cher. "Ce drame m'est arrivé, confie la réalisatrice. Et derrière la tristesse, j'ai ressenti un grand sentiment de liberté. Pour mon héroïne, la perte de sa mère est l'occasion d'ouvrir une période grise, une période de transgression, d'excitation. C'est un trésor."

Ainsi suit-on cette jeune fille (magnifique Léa Seydoux) qui dans la fureur de l'adolescence et des premières expériences, va tenter de moucher son chagrin et aller vers la consolation. Pour qui passera au-dessus de quelques problèmes formels (notamment la lumière approximative), Belle épine est un joli film. Sensible et douloureux, comme l'est notre rapport à l'inéluctable.

Belle épine
Réalisé par Rebecca Zlotowski.
Avec Léa Seydoux, Anaïs Demoustier, Agathe Schlencker – 80'.

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