Babyshambles à Werchter : Fuck attitude et beaux éclairs

Ce samedi, Pete Doherty donnait  à Hyde Park un concert de reformation - le premier depuis quatre ans- avec The Libertines. Leur prestation a dû être interrompue à deux reprises  car les services de sécurité ne parvenaient pas à contenir les débordements de la foule. 

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Après ses exploits londoniens, l'enfant terrible de la pop british débarquait ce dimanche en début d'après-midi avec son gang Babyshambles. 

Pas d'émeute cette fois, mais malgré tout une jolie ambiance assurée par une jeune faune plutôt  réactive. Teint blafard, ongles noirs, petit bide naissant (attention la Guiness et les spaghettis Pete) et chaîne de cadenas autour du cou, l'enfant terrible de la pop indie version 2.1 est fidèle à sa réputation. Il arrive en retard, ne la fait pas longue sur scène, se met les doigts dans le nez,  confond sa guitare avec un ballon de basket, jette un verre plein vers l'équipe technique, balance son micro sur les enceintes,  prend ses poses de Baudelaire du rock devant les caméras  et sort des vannes souvent incompréhensibles.

Attitude, attitude… Pourtant, quand il chante,  ça passe plutôt bien. Un peu de rock, beaucoup de pop sautillante (avec Delivery, Kilimangiro et Fuck Forever gagnants à l'applaudimètre), zeste de ska et des larsens.  Nous, on aurait aimé quelques chansons supplémentaires et moins de nonchalance entre les morceaux, mais ses admirateurs disent, à raison, qu'un concert de Pete sans chaos n'est pas un bon concert…

> Pour rappel, Pete revient, cette fois avec The Libertines, le 1er octobre à Forest National (formule Club).

 

Les trois moments forts du concert

#1 Sa version de Delivery.

#2 Son accent quand il parle en français entre les morceaux.

#3 Son groupe qui se montre toujours patient pendant les pitreries de son leader.

 

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