Arsenal – Furu

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Le plus bourlingueur des groupes belges a trouvé sa muse au Pays du soleil levant.

 

Par son habitude à convier des chanteurs issus des quatre coins du monde et sa curiosité musicale sans frontière, Arsenal n'a jamais cessé de nous faire voyager. Avec son cinquième album "Furu" (2011), sur lequel on croise les voix de Gavin Friday (Virgin Prunes), Tim Bruzon (Wave Machines) et Johnny Whitney (The Blood Brothers), le duo belge nous emmène à la découverte de l'Empire du soleil levant.

 

"Dans le cadre de l'émission littéraire Paper Trailsde la chaîne flamande Canvas, nous sommes partis au Japon pour faire un documentaire sur les traces de l'auteur Haruki Murakami", expliquent Hendrik Willemyns et John Roan. "Nous y sommes retournés ensuite à plusieurs reprises, mais pour la musique. Le Japon a servi de muse à notre nouveau projet. C'est le pays des extrêmes et celui où la contradiction entre tradition ancestrale et technologie moderne est le plus appuyée."

 

Si le propos de "Furu" est assez sombre, Arsenal n'oublie pas qu'il est avant tout une redoutable machine à danser. Naviguant sur les traces de Air, Basement Jaxx, voire des groupes disco-synthés des eighties, Hendrik et John invitent l'auditeur sous la boule à facettes (The Rider, Lovesongs, Woe-is-me). Mais il y a aussi sur ce disque des ballades pop (Sharp Teeth, Evaporate), du trip-hop à forte influence orientale (Temul) et même un blues crépusculaire (This Is Your Home) faisant de "Furu" une sorte de synthèse de tout ce qu'a proposé Arsenal en dix ans d'existence.

 

Arsenal est aussi revenu du Japon avec Dance Dance Dance, un film de fiction qui sera projeté au cours de la tournée automnale du duo. "L'histoire d'un mec qui vit à la campagne et dont la copine tombe enceinte. Il décide de tout larguer pour aller à la ville. Encore un récit où les extrêmes se mélangent."

Luc Lorfèvre

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