Arrietty. Le petit monde des chapardeurs

Un conte initiatique, somme toute classique. Mais techniquement, waouh, ça renverse!

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Arrietty appartient à l’espèce des chapardeurs. Des elfes minuscules qui ne sont pas autorisés à frayer avec les humains. Elle va braver l’interdit et se lier d’amitié avec un enfant qui se remet d’une grave maladie. Une histoire bien classique, donc. D’ailleurs, ce conte initiatique, on ne peut plus prévisible et tire-larmes, aurait pu terminer sa carrière sous la forme d’un DVD pour bacs à soldes. Oui mais il ne sort pas de n’importe où. Et c’est pour ça qu’on l’adore.

Sorte de Graal pour les fanatiques d’animation de très haut vol, le studio de production japonais Ghibli fait figure de référence absolue. Si son dernier grand succès à l’export européen reste le très joli Princesse Mononoké, il aligne les succès dans son pays d’origine avec une régularité métronomique. Arrietty n’a pas échappé à la règle, avec 110 millions de recettes et un message très universel – le retour à la nature, le refus du gaspillage, les valeurs familiales, l’acceptation de la différence. La bonne idée de ce film au dessin sublime de simplicité et de fluidité réside dans une sorte de relecture de 1001 Pattes des studios Pixar, l’obsession de la bonne blague en moins, la poésie en plus.

Car tout est filmé à la hauteur d’Arrietty. Les herbes du jardin se transforment en plaine de jeux, les meubles de la maison de poupée en terrains hostiles, un morceau de sucre en sommet himalayen, une goutte d’eau en marée montante. Et le récit prend les traits d’une aventure d’autant plus fascinante qu’elle est tissée à base de ces petits riens qui font tout. Un vrai beau film d’animation. Pour toute la famille.

Arrietty. Le petit monde des chapardeurs
Réalisé par Hiromasa Yonebayashi (2010) – 94’.

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