Arctic Monkeys: la grande classe à Werchter

 

La formation de Sheffield a sorti le grand jeu

 

1137915

En 2006, on découvrait un groupe de gamins de Sheffield dans une Rotonde archi-bourrée de fans anglais. Son nom? Arctic Monkeys dont le premier album "Whatever People Say I Am That's What I' m Not" n'était pas encore sorti. 

Huit ans plus tard, les Singes savants se retrouvent sur la grande scène de Werchter avec un statut de tête d'affiche parfaitement mérité. Le groupe a enchaîné les bons albums (cinq au compteur), publié des singles judicieux qui capturaient à chaque fois la température de leur génération et  propose désormais un set carré rondement mené.

Désormais à sept sur scène – ils ont même enrôlé à temps plein un musicien qui ne fait que jouer du tambourin appuyé contre un ampli-, Arctic Monkeys est désormais une grosse machine qui impose un son énorme, un visuel basique mais impressionnant (les initiales du dernier album "A M" et des ondes courtes  changeant sans cesse de couleurs) et enchaîne les vignettes rock avec une redoutable puissance de feu.

 

 

Rien ne les perturbe dans leur marche en avant et leur professionnalisme leur permet même de tirer profit d'un problème technique survenu à leur guitariste pour haranguer le public et provoquer de beaux mouvements de foule. Cheveux gominés, fute noir modèle slim et Perfecto, Alex Turner est une version moderne d'Elvis. Les bras en croix, les jambes écartées et l'index levé vers le ciel menaçant,  il use et abuse de tous les codes de mythologie rock au grand bonheur des jeunes filles qui se pressent aux premiers rangs.

Une blonde tend un panneau sur lequel on peut lire "Alex you Turn(er) me on", un autre a indiqué les coordonnées de l'allée du camping où elle a planté sa tente, un autre encore son numéro de GSM.  Toutes ces invitations ne semblent pas impressionner le garçon qui reste particulièrement concentré sur son propos. Un set propre (peut-être trop propre diront les fans de la première heure), des tubes rock and roll et un rappel euphorique. Arctic Monkeys a rempli son contrat et est parfaitement à l'aise dans la cour des grands.

 

Les trois moments forts

#1 Alex Turner qui se passe le peigne dans les cheveux et remonte le col de son Perfecto façon Fonzie dans Happy Days.

#2 La rage euphorique d'I Bet You Look Good On The Dancefloor.

#3 L'intermède instrumental qui a fait tanguer la foule pendant qu'un technicien remplaçait un câble récalcitrant sur le rack de pédales du guitariste.

 

 
> Ne manquez aucune des reviews sur notre blog spécial Festival!

Sur le même sujet
Plus d'actualité