Apple, une dictature qu’on adore

Un film retrace la vie de Steve Jobs. Le génie californien avait mené Apple au succès planétaire. Et poussé l'entreprise à la limite de ses contradictions.

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Apple, il n’y a pas si longtemps encore, c’était une secte. Elle avait son messie: Steve Jobs, disparu en octobre 2011. Des grands-messes: les très attendues Keynotes, retransmises en direct, où ce dernier prêchait la bonne parole autant qu’il présentait les dernières nouveautés de la marque. Un credo: think different. Et des apôtres, prêts à camper des jours devant un Apple Store pour la sortie du dernier iMachin et à défendre bec et ongles leur marque fétiche.

On exagère? Des neuroscientifiques anglais ont montré que les zones du cerveau activées lors de l’exposition à la marque Apple seraient le siège du sentiment amoureux et des croyances religieuses! La contemplation d’un objet à la pomme provoquerait dans le cerveau d’un Apple Boy le même effet qu’une icône de la Vierge dans celui d’un bigot. Pas étonnant que cette secte, comme toute secte qui a réussi, soit devenue une véritable religion.

Dans le même temps qu’elle passait du statut d’enseigne élitiste à celui de vendeur en gros, Apple s’est hissée au sommet de la Bourse américaine, devant le géant pétrolier Exxon. Mais toujours avec cette aura particulière: durant trois années de suite, le magazine Fortune l’a classée « société la plus admirée au monde ».

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