Apocalypse, le best of

Les 13 principales menaces pesant sur l'avenir de l'humanité.

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1. Le Soleil

Echéance: dans 300 millions à 4,8 milliards d'années.

Franchement, vers l'an 4800002012, ne prévoyez rien. Parce que là c'est sûr, ça va vraiment péter. Dans 4,5 à 4,8 milliards d'années, faute de carburant, le Soleil gonflera, avalant une partie des planètes alentour. Remarquez, avant cela, la vie sur Terre sera déjà annihilée par l'arrêt de la photosynthèse. Chaque milliard d'années, le Soleil gagne 7 % en luminosité. De quoi faire baisser petit à petit le CO2 contenu dans l'atmosphère. On vous arrête tout de suite, c'est pas une bonne nouvelle. Sans un minimum de gaz carbonique, plus de production d'oxygène. Et donc fin des espèces qui en dépendent. Ce qui nous laisse… rien, si ce n'est quelques bactéries, virus et autres micro-organismes.

 

2. Les rayons cosmiques et gamma

Echéance: 2.000 ans.

Au cours du dernier millénaire, le champ magnétique terrestre a perdu 20 % de son intensité. A ce rythme, il pourrait bien disparaître d'ici 2.000 ans, avant de probablement s'inverser, nous laissant quelque temps à la merci du rayonnement cosmique dont il nous protège. Et donc des mutations génétiques induites par ces rayons cosmiques capables de chambouler notre ADN. Un peu? Beaucoup? Mystère. Qui sait, l'humanité pourrait s'éteindre pour mieux muter en une nouvelle espèce de poulpe à trois yeux. Plus inquiétant encore, les rayons gamma, 10 quadrillions de fois plus puissants que le Soleil, générés par des collisions d'étoiles dans des galaxies distantes. Mais les chercheurs en savent encore si peu sur eux qu'il est impossible de prédire quand ou comment l'un d'eux pourrait nous atteindre.

3. Les astéroïdes

Echéance: pas avant plusieurs siècles.

Il en est tombé avant nous, il en tombera encore. La chute de gros astéroïdes, ça vous éteint une espèce en moins de temps qu'il ne faut pour dire "diplodocus". Quand ils font entre 50 et 100 mètres de diamètre, ils libèrent une énergie comparable à 1.000 Hiroshima. A partir d'un kilomètre de large, ils menacent, sinon l'humanité, au moins la civilisation. Plus de 5 kilomètres, et c'est fini. Aucun ne nous menace pour les tout prochains siècles. Mais celui qui aura peut-être raison de nous a déjà un nom: Gliese 710. Cette étoile naine orange pourrait pulvériser dans 1,4 million d'années le nuage de glace d'Oort, qui marque la limite du système solaire. Par un jeu de bowling cosmique, les débris résultant de la collision signeront peut-être un joli strike, annihilant toutes les planètes de notre galaxie.

4. Le boson de Higgs

Echéance: d'ici quelques dizaines de milliards d'années, à coup sûr…

Le boson de Higgs, une particule élémentaire dont la découverte a été récemment confirmée, ne sert vraiment à rien. D'abord, pour résumer, son seul but dans la vie se cantonne à confirmer aux yeux des scientifiques que les choses sont bien ce qu'on pensait qu'elles étaient avant qu'on le découvre. Merci d'être venu, boson… Ensuite, cet ingrat n'a valu aucun Nobel à François Englert, le physicien belge qui l'a déniché. Enfin, maintenant que les physiciens l'on trouvé, ils sont passés à autre chose. Comme se demander si l'univers, qu'ils ont maintenant bien tout compris, ne pourrait pas se désintégrer d'un coup. Le pire, c'est que cela leur semble bien probable. Franchement, merci boson…

5. Un super-volcan

Echéance: pourquoi pas demain?

Ces deux derniers millions d'années, le super-volcan de Yellowstone, aux Etats-Unis, s'est réveillé avec une belle régularité. Tous les 600.000 ans environ. A chaque réveil, l'impact sur la vie terrestre globale est énorme: perturbations atmosphériques, chute des températures, nuages toxiques, projection de cendres, etc. Or, la dernière fois, c'était il y a déjà 640.000 ans… Oups.

6. Un mégatsunami

Echéance: 10.000 ans au maximum.

L'une des principales causes de souci pour les géologues est le volcan Cumbre Vieja, sur l'île de La Palma (Canaries). Un morceau pourrait s'en détacher, causant un tsunami d'un kilomètre de haut et de la vitesse d'un avion de ligne qui dévasterait les rivages de quatre continents et inonderait la moitié des plus grandes villes du monde.

7. Une pandémie

Echéance: à vos souhaits…

Un organisme combinant la férocité de la peste et la capacité de propagation de la grippe espagnole? Pourquoi pas? Jamais l'homme n'a été aussi exposé aux virus. Tandis que l'intensification de l'agriculture nous rapproche chaque jour de nouveaux pathogènes, les transports intercontinentaux assurent leur circulation. Ceci dit, même une pandémie mondiale causée par un mutant particulièrement virulent n'entraînera pas la fin de l'humanité, la diversité des systèmes immunitaires garantissant toujours au moins 1 % de survivants.

8. Le réchauffement climatique

Echéance: comptez un bon siècle.

Ça, vous savez déjà. Alors on la fait courte: l'homme pollue, les glaces fondent, l'eau monte et on finit par se noyer dans l'inifinité de conséquences cataclysmiques que pourrait causer le réchauffement global. 

9. La fin de l'écosystème

Echéance: ça a déjà commencé.

C'est un phénomène largement invisible mais déjà à l'œuvre. Environ 30.000 espèces disparaissent chaque année du fait des activités humaines. C'est l'une des plus grandes extinctions de masse jamais vues sur la planète. Quand on pense que la seule disparition des abeilles, apparemment en cours, pourrait suffire à anéantir la chaîne alimentaire mondiale…

10. L'infertilité

Echéance: vers la fin de ce siècle.

Egocentré comme il est, l'homme associe souvent la fin du monde à la fin de toute vie sur Terre, voire à la destruction totale de la planète. Mais s'il disparaissait tout seul? Une lente extinction, par exemple, qui prendrait la forme d'une incapacité à se reproduire. Elle aurait même déjà commencé. Au rythme où la qualité du sperme se détériore, selon certains scientifiques, dans trois générations, la terre aura déjà perdu la moitié de sa population actuelle. Jusqu'au point critique où il n'y aura plus assez de monde pour faire tourner l'infrastructure nécessaire à la civilisation.

11. Les robots

Echéance: rendez-vous en 2040.

La fin de l'humanité telle qu'on la connaît interviendra peut-être le jour où l'homme aura conçu la possibilité de se digitaliser et se télécharger dans des super-ordinateurs. Pourvu que leurs disques durent, ceux-ci seront virtuellement immortels. Vous riez? En 2009, l'université du Wisconsin réussissait à envoyer un message de 23 caractères sur Twitter grâce à des électrodes reliées au cerveau d'un étudiant. Quand à Microsoft, il financerait des recherches portant sur la faculté de "scanner" la personnalité d'un individu. A moins que les robots ne décident de se passer de nous. Le thème est utlra-rabâché, mais pas si farfelu. Cette année, l'université de Cambridge a classé l'intelligence artificielle parmi les quatre principaux risques menaçant l'humanité. Vers 2040, par exemple, au moment où elle devrait surpasser l'intelligence, voire la conscience, humaine.

12. Un désastre biotechnologique

Echéance: génétic-tac, tic-tac, tic-tac…

Et si OGM, thérapies géniques, microbes artificiels et autres bricolages du vivant finissaient un jour par nous échapper? Sans parler du fait qu'un groupe terroriste ou qu'un gouvernement irresponsable pourrait délibérément s'essayer à créer un super-virus.

 

13. Les nanotechnologies

Echéance: vers la moitié de ce siècle.

Dans quelques décennies au plus tard, des robots de la taille d'un atome seront capables de procéder à des interventions chirurgicales à l'intérieur des tissus humains. Ou de réarranger la matière à l'échelle atomique de façon à fabriquer de l'or à partir du plomb, par exemple. Ou de se dupliquer eux-mêmes. Et sérieusement déconner si on en croit le scénario appelé The Grey Goo problem ("le problème de la gelée grise"). Suite à un accident, ou une intervention malveillante, ces machines se répandent à une vitesse exponentielle, remplaçant chaque atome de la création par l'une d'elles et réduisant à néant la biosphère en l'espace de 72 heures.

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