Annie Girardot s’en est allée

Du néoréalisme italien des années 60 (Rocco et ses frères) aux drames frenchies des années 70 (Mourir d'aimer, Traitement de choc, Docteur Françoise Gayan...), elle a marqué le cinéma du haut de sa gouaille et de son élégance parisienne.

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Du néoréalisme italien des années 60 (Rocco et ses frères) aux drames frenchies des années 70 (Mourir d’aimer, Traitement de choc, Docteur Françoise Gayan…), elle a marqué le cinéma du haut de sa gouaille et de son élégance parisienne.

Touchante, souvent magnifique dans des rôles durs, c’est pourtant dans les comédies qu’elle virevoltait le mieux. A l’aise comme chez elle chez Michel Audiard (Elle boit pas, elle fume pas, elle drague pas mais elle cause, Elle cause plus, elle flingue), dans les films de l’air du temps (La Mandarine  en 1971) et dans des films populaires qui ont fait courir toute la France et toute la Belgique – Cours après moi que je t’attrape, Jambon d’Ardenne, La Zizanie (seul duo avec Louis de Funès), Tendre poulet

Oubliée du cinéma français dans les années 90, elle remonte sur la scène des Césars en 1996 pour décrocher le prix du meilleur second rôle féminin dans Les Misérables. En larmes, elle avoue: « Je ne sais pas si j’ai manqué au cinéma français… A moi, le cinéma français a manqué… follement… éperdument… douloureusement. »

Elle avait un style, une façon de parler qui mixait l’envie de tendresse, et le désir d’aller vite. On avait parfois l’impression que le monde l’agaçait, le monde l’a enfin laissé en paix, elle, qui souffrait de la maladie d’Alzheimer. Annie Girardot avait 79 ans.

L’institut national des Archives rend hommage à l’actrice en retraçant sa carrière en 12 vidéos. (Voir le site)


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