Alexia Laroche-Joubert: « Dans Popstars, nous, on ne lâche pas les talents! »

Portée par l'ex-directrice de la Star Ac et le rappeur La Fouine, le télécrochet Popstars tente son come-back sur D8 et AB3.

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Mais pourquoi diable relancez-vous Popstars?
Alexia Laroche-Joubert – Parce que c’est l’une des plus belles marques internationales parmi les programmes de ce genre adaptés dans des dizaines de pays. Et puis aussi parce que c’est la chaîne D8 qui nous a appelés pour nous demander de la diffuser. Et ça, c’est extrêmement rare dans ce métier…

Ne surfez-vous pas sur l’effet The Voice?
Non, ces deux programmes n’ont rien en commun. Par contre, le succès de Nouvelle Star a donné l’envie à D8 de creuser le sillon. Ce come-back s’inscrit aussi dans cette mouvance musicale qui fait la part belle aux groupes comme One Direction ou The Wanted et qui avaient presque disparu depuis quelques années.

Quelle est la force du concept par rapport à ses concurrents?
C’est une vraie alternative car nous ne donnons pas le pouvoir de décision au public mais bien aux professionnels. En cela, on colle davantage à la réalité de l’industrie du disque. En outre, on ne s’arrête pas à la sélection du groupe mais on montre comment on le produit, on le développe, on choisit son single… Alors que les autres programmes lâchent les artistes après l’émission, nous, on les suit jusqu’à la sortie du single. On ne se posera donc plus la question de savoir ce qu’ils sont devenus ni pourquoi leur disque a fait un bide… 

On se rapproche donc plus de la téléréalité que du télécrochet…
La narration sera effectivement plus présente et on l’a beaucoup retravaillée. On va prendre le téléspectateur par la main et lui raconter une histoire. On pourrait appeler cela du documentaire-téléréalité.

Cette double casquette de productrice et de juré ne va-t-elle pas être difficile à gérer?
C’est le choix de la chaîne et il est assez cohérent car nous allons produire ces artistes. Il est donc normal qu’un producteur participe à la sélection. Cela fonctionne aussi comme ça dans la version anglaise et américaine.

Vous serez le sniper du jury?
En tout cas, je serai très excessive. Sans doute est-ce dû à mon expérience à la Star Academy et à mon caractère bien trempé. Je serai donc très enjouée ou très expéditive!

Les castings ont-ils été à la hauteur?
Avec La Fouine dans le jury, on aurait pu s’attendre à beaucoup de rappeurs. Il n’en est rien. On a surtout rencontré des jeunes issus d’univers rock-folk inspiré par les BB Brunes ou Alicia Keys et d’autres plus pop urbaine qui surfent sur le succès des Beyoncé et autre Justin Timberlake.

Comment expliquez-vous le succès de ces nouvelles chaînes de la TNT comme D8, W9 ou NRJ12?
Ils osent se montrer plus avant-gardiste. D’un autre côté, ils n’ont pas trop le choix car ils doivent faire le buzz et se démarquer des chaînes traditionnelles.

Comme l’émission Touche pas à mon poste de D8 dans laquelle vous êtes chroniqueuse? 
Oui. Elle assume un vrai franc-parler qui a d’ailleurs ringardisé le trop bien-pensant Grand journal de Canal +.

Quelles seront les grandes tendances de demain en matière de téléréalité?
Oh, vous savez, je n’ai jamais été très visionnaire… Je me contente donc de surfer sur la vague. Je pense quand même que les gens ont de plus en plus envie de légèreté.

A l’image de Koh-Lanta ou de Splash, les téléréalités modernes ne prennent-elles pas trop de risques?
Nous sommes au contraire très prudents et il ne sert donc à rien de s’autoflageller. On est encore très loin des excès de nos amis hollandais ou américains. En Espagne, ils ont même lancé une téléréalité où les candidats débarquent en camisole de force et se retrouvent enfermés dans un hôpital psychiatrique.

Est-ce que vous aussi, comme une partie du grand public, vous vous faites avoir en regardant des émissions pitoyables?
Oui, j’avoue… J’ai regardé Le Bachelor alors que je suis assez féministe et que je supplie sans cesse mes filles de ne jamais ressembler à ces nanas…

Quel est le programme que vous ne produisez pas mais que vous ne ratez jamais?
L’amour est dans le pré, sans hésiter! Jamais vous n’arriverez à me faire zapper un épisode. J’adore cette émission parce que je suis une vraie campagnarde et que je raffole de ces histoires d’amour. J’y crois à mort!

Et quel est le format que vous ne défendrez jamais?
Les émissions politiques bien-pensantes. Je ne supporte pas cette collision entre le pouvoir et les médias français. Par rapport à nos voisins, là, pour le coup, on est vraiment des dégonflés!

POPSTARS CHAQUE MARDI AB3 20H45

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