Agnes Obel : La fiancée venue du froid

Phénomène en France (100.000 exemplaires vendus) et chez nous (où elle a reçu un disque d'or en marge des Nuits), Agnes Obel se présentait en terrain conquis ce mardi sur la scène de l'Orangerie, un an après avoir fait ses débuts dans l'intimité de la Rotonde.

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Face à elle, un public adulte, venu le plus souvent en couple pour littéralement se lover dans les atmosphères contemplatives de la pianiste danoise. Jupe plissée, blouse noire et chignon natté, Obel fait dans la beauté sobre et semble sortir tout droit d'un film de Bergman. Ses dialogues avec le public se résument au strict minimum ("Bonsoir, je m'appelle Agnes Obel et je suis contente de jouer à le (sic) Botanique") et sa gestuelle toujours mesurée. Pourtant le charme opère dès l'introduction de Falling, catching.

C'est qu'Obel met en avant une voix lumineuse, des notes de pianos coulant comme une source d'eau fraîche et sa prose métaphorique. DE l'autre bout de la scène, sa violoncelliste aussi ascétique dans son look la suit attentivement du regard. A  la fois complice et complémentaire, leur jeu tout en nuances  sublimer les chansons extraites de "Philharmonics". Et si ses compositions touchent à ce point, c'est qu'elles sont minimalistes sans être jamais monotones, évoluant en haute voltige entre pop (Riverside), folk (Brother Sparrow), comptine (Just so) et classique (Beast). 

Agnes Obel sera présente le 10/7 aux Ardentes et le 15/7 au Gent Jazz Festival

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