Adrien: Top chef éclair

 Adrien, le candidat belge de Top Chef 2, a été éliminé hier. Interview à chaud.

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Adrien, le candidat belge de Top Chef 2, a été éliminé hier. Interview à chaud.

Chef de partie au restaurant La Paix à Anderlecht, Adrien Clauwaert a déjà quitté l’aventure Top Chef, mais sa prometteuse carrière ne fait que commencer.

Comment analysez-vous cette élimination?
Adrien Clauwaert. – Le plus dur pour moi, c’était l’épreuve des plats traditionnels français comme le pot-au-feu, la choucroute, le bœuf ficelle. Je ne me suis pas trop retrouvé dans ces plats familiaux et franchouillards. Lors de l’épreuve de rattrapage, mon cabillaud poché au lait avec des chicons caramélisés au miel n’a pas été apprécié par le jury qui trouvait ça trop sucré. Je suis un peu frustré de ne pas avoir pu  exprimer tout mon potentiel, mais les critiques du jury ne m’ont pas paru injustes.

La barre est plus haut que l’an dernier?
Oui, le niveau était beaucoup plus élevé. Ceux qui sont sortis étaient nettement supérieurs aux premiers éliminés de l’an dernier. Vu le succès de la première saison, il y a eu plus de 8.000 candidatures et donc plus de professionnels de haut niveau. C’était déjà bien d’être dans les 12 sélectionnés. Je ne considère pas l’expérience comme un échec. C’est la première fois que je participais à ce type de concours et je n’éprouve aucune honte ni aucun regret. 

Cette médiatisation va-t-elle vous aider à créer votre affaire?
J’espère. Je ne veux pas être patron à tout prix, mais j’ai envie de faire ma cuisine et de ne plus être un simple exécutant. Top Chef est un bon tremplin et l’impact médiatique est très fort et dure longtemps.

De quel concept rêvez-vous?
Il faudrait trouver un créneau qui n’est pas encore pris à Bruxelles. Pourquoi pas un salon de thé haut de gamme? Je suis spécialisé en pâtisseries et j’aime beaucoup travailler les fruits de saison, mélanger des fraises gariguettes avec de la mangue du Brésil.

Quelles sont vos influences culinaires?
J’affectionne la cuisine de la mer, les crustacés, les coquillages. Mes modèles sont Olivier Roellinger, grand spécialiste des fruits de mer en Bretagne et Peter Goossens, chef d’un trois étoiles en Flandre. Pour le reste, mes influences sont plutôt méditerranéennes. J’ai de la famille dans le sud de la France. J’ai été habitué aux tomates du jardin de ma tante.

Ça vous arrive de vous faire un McDo?
Parfois, mais c’est plus une contrainte qu’un plaisir. Quand j’y vais, je n’en suis pas fier. A la maison, ce n’est pas toujours moi qui cuisine. Si c’est le cas, je fais des choses assez simples comme un bon bolo.

Laurent Van Roey

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