Adrien Joveneau: « J’ai toujours un petit vélo dans la tête »

Hyperactif, le créateur des Belges du bout du monde s'épanouit en "journaliste-entrepreneur". Un rôle dont il compte bien profiter jusqu'à sa retraite à Zanzibar.

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Installé confortablement dans sa jolie demeure de Malonne, près de Namur, Adrien Joveneau, aussi sympathique à la ville qu'à l'écran, nous sert un café avant de nous montrer la vue qui s'étale au travers de la baie vitrée du salon. Un rayon de soleil éclaire la piscine et un majestueux saule pleureur règne sur les extérieurs de la magnifique maison du clan Joveneau: Adrien, sa femme et ses enfants.. "C'est mon havre de paix. Un écrin sur lequel on a tout de suite flashé." Loquace et souriant, Adrien Joveneau revient tout juste d'un voyage au Cameroun effectué pour les besoins d'un épisode des Belges du bout du monde tourné en compagnie de Beverly Jo Scott, Tatiana Silva et Berthe Tanwo Njole. Une épopée à vélo. "Géniale". Une de plus. Et après trente ans au sein de la RTBF, le journaliste de 55 ans n'a rien perdu de son enthousiasme, au contraire. Il prend ses émissions comme autant de défis à relever avec une énergie couplée à une volonté de toujours: réveiller les consciences de son public et faire bouger le monde, à sa manière.

Pourquoi un baroudeur comme vous a-t-il établi ses quartiers dans une si confortable demeure?

Adrien Joveneau – J'ai flashé sur l'extérieur, il y a une vingtaine d'années. J'avais un petit kot en bord de Meuse et ça m'allait très bien, puis on a eu les enfants… On cherchait une maison dans le coin. J'avais envie de nature, de rustique, et ma femme, plutôt de moderne. Finalement, ce petit bijou a su nous mettre d'accord avec son jardin magnifique en étages, son saule pleureur, son grand espace habitable et la piscine qu'on y a ensuite installée. J'aime beaucoup bouger mais tant que je vivrai en Belgique, je ne quitterai pas cette maison parce qu'elle est grande et superbe. Ma fille y a même son studio indépendant.

Vous expliquez être très sensible à l'état de la planète. Comment faites-vous pour réduire votre empreinte écologique?

A.J. – Vous mettez le doigt sur un dilemme. Mon éducation judéo-chrétienne me fait souvent culpabiliser (rire). Hélas, avec tous les voyages en avion que je fais, mon empreinte écologique est importante. Et ça me turlupine, j'essaie de compenser avec mes déplacements à vélo. Je vais travailler quasiment tous les jours à bicyclette, même quand c'est à Bruxelles. Dans ce cas-là je prends quand même aussi le train (rire). Ça me permet de faire mon sport quotidien. Et puis j'ai un poêle à pellets… Maintenant je suis un positif et je pense qu'il ne faut pas arrêter de vivre pour autant, mais essayer de compenser en créant des alternatives comme des pompes à chaleur, des avions à énergie solaire…

La suite de l'interview dans le Moustique du 19 novembre 2014

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