AC/DC: « Dès qu’on met la machine en marche, elle tourne toute seule! »

Les vétérans australiens ont choisi Classic 21 et Moustique pour évoquer en exclusivité leur retour aux affaires avec "Rock Or Bust". Une interview 100 % rock and roll signée Marc Ysaye.

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Quelles que soient les nouvelles tendances qui débarquent, nous nous sommes toujours accrochés à ce que nous faisons, à la musique rock, à nos racines." Voilà sans doute le secret d’une immense carrière et d’une grande réussite. AC/DC reste aujourd’hui un groupe majeur dont l’influence est grandissante. La popularité et le succès ne se démentent pas. Rappelons encore que "Back In Black", leur classique paru en 1980 reste, avec ses cinquante millions d'exemplaires écoulés, le second album le plus vendu au monde juste derrière "Thriller" de Michael Jackson!

Pour la promo de son nouvel album "Rock Or Bust", AC/DC a retrouvé la presse européenne à Düsseldorf comme en 2008 (à l'occasion de sortie de "Black Ice". Je suppose que c’est la proximité du domicile du guitariste Angus Young qui en a décidé ainsi. Il vit la plupart du temps derrière la frontière allemande à Aalten, aux Pays-Bas, dans la ville qui a vu naître sa femme Helen qu’il a épousée en 1980.

Dans un hôtel de luxe mais sans plus, j’ai rendez-vous avec Angus et le bassiste Cliff Williams. Autant vous le dire tout de suite, Cliff ne se montre pas très loquace quoique très courtois, presque timide. Par contre, Angus est en pleine forme et impatient de parler de ce nouvel album. Un détail quand même… On me prévient que si les ennuis judiciaires de Phil Rudd (le batteur qui a été arrêté pour menace de mort et détention de stupéfiants) sont abordés, l’interview s’arrêtera dans la seconde! Soit, on n’en parle donc pas! Depuis, une partie des charges qui pesaient sur Phil Rudd ont été levées, mais pas complètement, il n’y a, du reste, aucune certitude quant à sa participation à la prochaine tournée. Quant à Malcolm Young, le frère d'Angus qui souffre de démence, il n’a pas participé à l’enregistrement de l’album et il ne sera pas sur scène avec le groupe.

Avant d'évoquer les secrets de fabrication de votre nouvel album "Rock Or Bust", pourriez-vous nous donner des nouvelles de Malcolm?

Angus Young – Après la tournée de deux ans qui a suivi notre album "Black Ice", nous avons pris quelques semaines de congé et on s’est remis rapidement à écrire. Le problème, c’est que Malcom était incapable d’écrire quoi que ce soit à ce moment-là, ça n’allait pas du tout, il était en régression et il le savait. Il y a eu plusieurs périodes d’attente parce que parallèlement à l’évolution de sa maladie, il a dû subir différentes opérations qui étaient assez sérieuses. Puis il en est arrivé au point où il s’est rendu compte qu’il ne pouvait plus continuer avec nous. A ce moment, j’ai dû reprendre les choses en main et faire beaucoup par moi-même. Au cours de toutes ces années, nous avons écrit tellement de choses ensemble: beaucoup d’idées, de morceaux, de riffs. L’idée était de revenir sur ces différentes ébauches que nous avions eues et que nous n’avions pas exploitées auparavant, le tout augmenté de nouvelles choses que j’ai concrétisées récemment. Comme Malcolm était arrivé à un point où il ne pouvait plus composer, il m’a donné pas mal de ses anciennes idées. Il nous a dit: "O.K., prenez ça et développez-le". J’ai dû demander aux autres s’ils étaient partants pour continuer l’aventure et ils sont tous revenus vers moi en disant "ouais, on va essayer de donner le meilleur de nous-mêmes, comme chaque fois". A partir de là, j’ai commencé à me mettre sérieusement au travail et à élaborer de nouveaux titres en collaborant avec notre neveu Stevie Young. Il a un jeu rythmique assez similaire à celui de Malcolm.

La suite de l'interview dans le Moustique du 3 décembre 2014. 

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