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Stromae: des participants dénoncent les conditions de tournage de son nouveau clip

Quelques heures après la sortie du nouveau clip de Stromae, des voix se sont élevées pour dénoncer les conditions de tournage, décrites comme «extrêmement difficiles» par une figurante.

Stromae dans son clip Fils de Joie

© Prod

Stromae a dévoilé ce lundi 7 mars le clip de Fils de joie, tiré de son nouvel album " Multitude ". Tourné au Cinquantenaire à Bruxelles, il a été visionné quelque 2 millions de fois en seulement 48h. 

Mais avant même la parution du clip, des voix se sont élevées pour dénoncer les conditions de tournage imposées par l’équipe de production. La semaine passée, une danseuse ayant participé au tournage a interpellé le chanteur sur Facebook. " Toi qui défend des valeurs de justice sociale, pourquoi avoir choisi Abyssal production, qui ne semble même pas se préoccuper de rémunérer décemment les travailleur.euses de la culture? ", a écrit la jeune femme, dont les propos sont rapportés par la RTBF. Dans son post, elle explique avoir gagné 150 euros pour 5 jours de travail, en ce compris les répétitions, les essayages et le tournage en extérieur. Elle dénonce aussi une mauvaise organisation et un " mépris " à l’égard des danseurs/danseuses. 

 

Interrogée par nos confrères du service public, la danseuse a réitéré ses critiques. Au départ, il s’agissait d’un projet rémunéré et quand on a appris qu’il s’agissait de 150 euros pour les 5 jours, on était déjà un peu engagé dans le projet. (…) On attendait une rémunération. Pour moi, une rémunération, c’est un contrat de travail, ce n’est pas un défraiement ". " On connaissait les jours de tournage mais pas les jours de répétition. Donc pour quelqu’un qui travaille, c’était très incertain ", ajoute-t-elle, en parlant des problèmes d’organisation.

Des mauvaises conditions confirmées ce mercredi à la RTBF par une figurante. " Ça implique une très grande disponibilité puisqu’on devait être là à partir de 6 heures du matin, et globalement la journée se terminait vers 17 heures. Et ça, deux jours de suite. Le souci, c’est quand on se rend compte de que ça demandait en termes de disponibilité, d’énergie et là, en l’occurrence, de condition physique ", explique Cécile qui, comme le précisent nos confrères, a reçu 60 euros par jour de défraiement. Elle parle également de conditions " extrêmement difficiles " sur le tournage, réalisé au mois de janvier. " Il faisait à peu près 1° et ressenti moins 2, sachant qu’on ne bougeait pas ".  

150 euros pour 5 jours, on rentre ici dans des conditions qui ne sont pas des conditions financières décentes, ni même recevables, acceptables d’emploi artistique ", commente de son coté le président de l’Union des Artistes Pierre Dherte, à la RTBF.