?> E-commerce : les propos de P. Magnette font polémique - moustique.be
Search Menu

E-commerce : les propos de P. Magnette critiqués de toute part

Les déclarations du Carolo sur le commerce en ligne ont été très commentées, notamment par le MR et différents fédérations et syndicats.

Paul Magnette très critiqué

Paul Magnette. (@Belga Image)

Ce lundi, une interview de Paul Magnette, président du PS et bourgmestre de Charleroi, a été particulièrement commentée. En effet, il a déclaré qu’il aimerait une Belgique des magasins réels, débarrassés de tous les e-commerces, qui forment " une régression sociale et écologique ".

Des propos qui ne semblent avoir été soutenus par personne, à commencer par ses opposants politiques du MR, qui ont été particulièrement étriqués par le Carolo dans le même article.

Les présidents des partis libéraux flamand et francophone, Egbert Lachaert (Open Vd) et Georges-Louis Bouchez (MR), ont affiché lundi leur opposition à la sortie du président du PS Paul Magnette, désireux de voir la Belgique devenir le premier pays sans e-commerce.

Pour Georges-Louis Bouchez, ces pensées sont d’une autre époque. " Le 19e siècle ne peut être un projet de société. Le progrès est une chance. Il faut avoir l’esprit ouvert et la capacité d’adapter la société pour plus de bien-être. L’e-commerce ne doit pas être laissé aux pays étrangers. On perdrait des centaines de millions et des emplois ", a-t-il réagi.

Son homologue flamand de l’Open Vld, Egbert Lachaert, a également répondu au socialiste via Twitter. " Revenir à l’économie d’il y a cent ans ne nous aidera pas. L’e-commerce peut créer des milliers d’emplois. Et nous devrions les laisser tomber? ", a-t-il demandé.

9 milliards

Comeos s’est évidemment sentie visée par une telle remarque et parle d’une " insouciance sans précédent ". Sans les e-commerces, " nous perdrions 9 milliards d’euros en chiffre d’affaires et des dizaines de milliers d’emplois ", estime la fédération du commerce.

[Paul Magnette] pense que des magasins uniquement physiques survivront mais il se trompe. La réalité est que chaque chaîne de magasins physiques a aujourd’hui une stratégie numérique et que l’avenir du commerce sera physique et numérique. Si M. Magnette ne veut pas de mauvais emplois, la solution est simple : il devrait alors aider à organiser le commerce en ligne ici, en Belgique ".

Selon Dominique Michel, CEO de Comeos, offrir le monopole de la vente en ligne aux autres pays est une erreur. " Laissez l’e-commerce fleurir ici au lieu d’au-delà des frontières et vous gagnerez trois choses : une valeur ajoutée économique dans notre pays, avec des fournisseurs locaux ; des emplois belges aux conditions de travail et salariales respectables et des livraisons plus locales avec des centres-villes animés avec des plateformes logistiques locales ".

" L’âge de pierre "

Pour Unizo, la fédération des entreprises indépendantes, Paul Magnette " vit encore à l’âge de pierre ". " L’e-commerce est devenu une part très importante de la manière de consommer. Cela ne disparaîtra jamais ", affirme, Danny Van Assche, patron de la fédération.

Nous espérons que les consommateurs continueront encore longtemps à se rendre au magasin et nous espérons aussi qu’ils ont appris à quel point leurs commerces de proximité sont importants. Si on n’achète plus dans les commerces locaux, il y a moins de revenus et d’emplois en Belgique et les villes et villages se vident. C’est donc important d’acheter local mais c’est possible aussi via l’e-commerce ".

Le syndicat chrétien flamand ACV Puls, a également réagi à cette interview du président du PS. " L’e-commerce est possible en Belgique, un retour en arrière est utopique ", a déclaré Kristel Van Damme porte-parole. " Mais les magasins doivent continuer à se concentrer sur une expérience d’achat plaisante avec un caractère durable. "