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Girl power: 7 artistes féminines belges qui feront la fierté du pays

Il n’y a pas qu’Angèle dans le paysage musical belge… En marge de la Belgian Music Week initiée par la RTBF, focus sur les nouvelles figures féminines de notre scène.

Doria D

Doria D © Ennio Cameriere

La deuxième édition de la Belgian Music Week, c’est du 31 janvier au 6 février. Durant une semaine, les huit radios de la RTBF (La Première, Vivacité, ­Classic 21, Tipik, Musiq3, Tarmac, Jam, Viva +) vont mettre en exergue les talents musicaux émergents issus de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Point d’orgue de cette opération, une Belgian Music Night diffusée en télé sur Tipik le 2 février avec un documentaire ambitieux de nonante minutes. Construit comme un road-movie, il nous emmène à la découverte de la scène noir-jaune-rouge avec les choix éclairés des programmateurs du service public mais aussi l’avis d’experts belges et étrangers. À Moustique, c’est “Belgian Music” toute l’année, mais nous marquons le coup avec un panorama non exhaustif des artistes féminines les plus en vue du moment et des mois à venir.

Doria D

Sorti l’année dernière, son premier EP “Dépendance” dépasse aujourd’hui le cap des 10 millions de streams sur les plateformes d’écoute. On l’a entendue et vue partout. Cette année devrait être celle de la confirmation, avec notamment un concert au Botanique ce 11 mars et l’enregistrement de son premier album. “Plusieurs fois au cours de ces douze derniers mois, je me suis mise en mode “pause” pour faire le vide dans ma tête et absorber tout ça”, témoigne la Néo-Louvaniste de 21 ans, qui ­termine un master en communication.

Récit d’une relation toxique, sa chanson Dépendance a touché toute une génération. Sur fond de sonorités french pop modernes, la jeune femme avait réussi à trouver les mots pour transformer une expérience intime traumatisante en hymne. “Je n’ai pas réfléchi à la portée du message quand j’ai écrit Dépendance. Cette chanson était thérapeutique, elle m’a permis d’extérioriser ce que j’avais vécu. Les premières réactions sur les réseaux sociaux m’ont permis de me rendre compte que je n’étais pas la seule à être passée par là. Sur mon album, je livrerai toujours mon ressenti mais j’ai aussi envie d’élargir le propos. Il y a des sujets qui me touchent comme le féminisme, mais je veux trouver un point de vue original et plus global pour en ­parler.”

Passée par les comédies musicales (“Une tournée des maisons de repos dans le Brabant wallon à l’âge de 7 ans grâce à ma grand-mère”), les cafés-concerts où elle reprenait Nirvana et des improvisations lors de soirées estudiantines en “open mic”, Doria D a montré son expérience lors des festivals de l’été dernier. “Dès le début de mon projet, je voulais défendre mes chansons avec des musiciens, une vraie batterie, une ­guitare, des claviers joués en live et pas avec une clef USB. Avec mon manager (comme Tanaë, elle est signée sur le label indépendant G-Major de Manu Freson), on s’est donné les moyens et ça paie puisqu’on vient e trouver un partenaire pour nous faire tourner en France.”

Le 11/3, Botanique.

Iliona

Entre piano classique, instrumentaux contemplatifs et beats glacés, “Tristesse”, premier EP d’Iliona paru l’année dernière s’était imposé comme l’une des plus belles offrandes reçues en chanson française depuis longtemps. Nous évoquions alors une Françoise Hardy version 2.1. On ne s’est pas trompé. Fille d’un papa architecte et d’une maman psy, Iliona Roulin, 21 ans, persiste, signe mais élargit complètement sa palette sur “Tête brûlée”, collection de neuf nouvelles chansons qu’elle préfère rassembler sous le terme “EP” plutôt qu’“album”. “Moi-même je n’écoutais plus d’album. Je n’avais plus la patience. Je décrochais avant d’arriver à la fin. Mais j’ai réappris à aimer ça, à tel point que je sacralise l’idée d’un album. Le jour où j’en ferai un, il faudra que ce soit vachement abouti”, nous déclarait-elle à l’époque de “Tristesse”. On la rassure, “Tête brûlée”, qu’elle a composé, enregistré et réalisé seule, est déjà “vachement abouti”. Le piano sert toujours de guide éclairé à sa mélancolie (Cent fois), les guitares s’invitent sur la plage titulaire, le côté Françoise Hardy est toujours là sur le rétro yé-yé Cocoon, tandis que Si tu m’aimes demain nous émeut avec ses rythmes doo-wop et le clip hommage à la Nouvelle Vague qu’elle a réalisé. Comme “Tristesse”, “Tête brûlée” se joue des contrastes en mariant le meilleur de la chanson traditionnelle avec une quête d’une pop plus expérimentale. “Ce sont deux facettes de ma ­personnalité, confirme-t-elle. Il y a chez moi un côté enfant modèle et un autre plus rebelle.”

Le 4/5, Nuits Botanique.

Charles

Avec Doria D, Charles a été la grande révélation belge de l’année écoulée. Un EP “Falling While Rising” sur lequel elle décline une pop glamour qui ne manque pas d’arguments, une présence dans tous les festivals, un rôle d’ambassadrice (comme Doria D) sur Equal, la plateforme mise en place par Spotify pour remédier à la non-représentativité des femmes dans la musique et déjà de beaux projets pour 2022. Chronique pertinente d’un amour non réciproque, son nouveau ­single Never Fair sort ce vendredi 28. Un morceau à la mélodie imparable et un premier indice de l’album sur lequel elle travaille. “Mes chansons racontent ce que je vis ou ce que j’observe dans mon entourage. J’ai vingt ans, une période où tout change pour moi. Avec des rencontres, des gens qui viennent, d’autres qui partent. Voilà ce qui me nourrit.”

Le 3/2, Prince Club, Rixensart.

Charles se raconte en chansons dans le podcast Soundtrack Of My Life sur www.radiorectangle.be.

Oberbaum

Derrière ce nom choisi en hommage à la ville de ­Berlin (et à son pont Oberbaumbrücke) qu’elle affectionne particulièrement, se cache le projet solo de la pianiste Lucie Rezsöhazy. Formée au jazz et au classique, la jeune femme arpente ici des terres pop/folk qui lorgnent du côté de la scène indie féminine américaine (Haim, Julia ­Jacklin, Laura Gibson). Déjà deux singles épatants à son actif (We Yearn et Sobbing Dry) et un album (“The Absence Of Misery”) en chantier.

Wyld Roses

Assia et Lyna sont frangines, ont grandi à ­Schaerbeek, mais aspirent aux grands espaces avec leur groupe Wyld Roses. En formule guitare/voix, leur projet berce entre folk, pop et indie anglo-saxonne. Les filles ont signé un contrat d’édition chez JauneOrange, bénéficient de l’accompagnement du Studio des Variétés et ont été sélectionnées dans le Music Program Night de Court-Circuit avec déjà une belle prestation au Botanique en décembre dernier. Bref, il n’y a pas que Moustique qui croie en elles.

ML

Ex-chanteuse et leader de Sonnfjord, l’auteure, compositrice, interprète Marie-Lætitia Mattern revient en solo et en français avec ML. Une voix toujours envoûtante, une écriture pleine de métaphores, un peu d’électro, beaucoup de dream pop, de la mélancolie, un single Nuit noire en forme d’“ode à l’introspection et à l’expression des sentiments les plus enfouis” et déjà un premier EP attendu pour ce printemps chez Sony avec release aux Nuits Botanique. On a hâte.

Juicy

Dans notre dossier “Prévisions”, nous vous annoncions la sortie du premier album de Juicy pour le 4 février. Leur tournée étant postposée à cause du Covid, Julie Rens et Sasha Vovk ont repoussé la parution de “Mobile” au 18 mars avec un release party le 25 mars à l’Ancienne Belgique. On en reparle très vite.

Le 25/3, Ancienne Belgique, Bruxelles.