La croissance rapide d’Omicron désormais bien visible en Belgique

Le porte-parole interfédéral Covid-19 analyse la situation actuelle et donne son avis sur ce que cela pourrait engendrer au niveau des mesures.

Yves Van Laethem à Bruxelles
Yves Van Laethem le 21 septembre 2020 à Bruxelles @BelgaImage

La croissance du variant Omicron est désormais un fait bien visible en Belgique, a confirmé vendredi le porte-parole interfédéral Covid-19, Yves Van Laethem, lors d’une conférence de presse sur la situation épidémiologique. Ce variant très contagieux du coronavirus a été retrouvé dans 72% des prélèvements et les moyennes hebdomadaires de l’épidémie recommenceront à augmenter dès le début de l’année 2022.

Une "fermeture de secteurs en bloc est probablement quelque chose de dépassé"

En ce dernier jour de l’année, le nombre de contaminations au SARS-Cov-2 est reparti à la hausse, comme expliqué dans en détail dans le bilan épidémiologique journalier. Si sur une moyenne hebdomadaire, il y a encore une baisse de 6%, les autorités sanitaires prévoient une nouvelle augmentation des cas dès la semaine prochaine. Les décès sont eux aussi toujours en baisse (-16%), tout comme les nouvelles hospitalisations (-15%) par rapport à la semaine précédente. Sur ces deux points-là, l’impact d’Omicron est moins prévisible. "Il y a encore de nombreuses incertitudes à propos de l’impact d’Omicron sur l’occupation dans les hôpitaux", a ajouté Yves Van Laethem.

Interrogé par la RTBF sur le fait de réduire la durée de quarantaine pour limiter l’impact d’Omicron sur l’économie, le virologue estime qu’il faut d’abord voir ce que sera exactement la cinquième vague en Belgique. "Si cette cinquième vague nous touche trop, il faudra effectivement jouer aux marges avec les mesures de sécurité pour être le plus safe possible quant au risque de transmission, mais permettre malgré tout à la société de fonctionner. Ça ne sert à rien d’avoir des lits d’hôpitaux si les infirmières sont malades ou si elles sont en quarantaine ou si rien ne fonctionne dans la société en général", explique-t-il.

Il ajoute que la situation sanitaire n’incite en tout cas pas à assouplir les mesures. Pour autant, il juge qu’une "fermeture de secteurs en bloc est probablement quelque chose de dépassé". "Le tout est de savoir comment installer un nouveau système qui permet de juger au cas par cas qui est un bon élève, qui a fait attention, qui prend toutes les mesures nécessaires. [… ]Tous les coiffeurs ne sont pas les mêmes, tous les restaurants ne sont pas les mêmes"

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