Vers un reconfinement comme aux Pays-Bas? " La situation est différente "

Dimitri Van Der Linden, infectiologue pédiatre et membre du Gems, évoque le prochain Codeco et la vaccination des enfants pour faire face au Covid-19.

des belges portent le masque contre le covid
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Ce mercredi a lieu en principe le dernier Codeco de l’année. De nouvelles mesures sanitaires sont-elles nécessaires? Dimitri Van Der Linden, infectiologue pédiatre, membre du Gems ne prendra pas cette décision, mais pour lui, il est clair qu’il faut faire tout ce qu’on peut pour " gagner du temps face au spectre du Omicron. Il faut faire tout ce qu’on peut dans tous les secteurs, y compris dans la sphère privée. "

Nos voisins néerlandais ont déjà décidé de reconfiner. Une telle décision ne devrait pas être prise ce mercredi en Belgique. " La situation des Pays-Bas est différente, au moins sur trois aspects. D’abord, leur capacité en lits de soins intensifs par 100.000 habitants est la moitié de la nôtre. Ensuite, 65% de leurs lits sont occupés par des patients atteints du Covid-19, contre 40 chez nous. Et enfin, il y a les doses booster. On estime que 8,5% des Néerlandais l’ont reçue, contre 27% chez nous ", précise le membre du GEMS.

Mais Omicron menace et des mesures de prudence ne sont pas à exclure. L’infectiologue appelle tout le monde à rester prudent. " Pour l’instant la courbe va dans le bon sens mais il faut faire tout ce que l’on peut pour gagner du temps face au Omicron. La première ligne, les médecins généralistes, est sur les genoux. Les médecins et les infirmières dans les hôpitaux aussi. "

Des effets secondaires chez les enfants?

Le pédiatre se dit heureux qu’un vaccin pédiatrique existe, notamment pour protéger les enfants les plus fragiles, ceux avec des maladies chroniques. En chiffres, les enfants représentent moins de 2% des hospitalisations, peu importe le variant. Mais la vaccination des plus jeunes protège aussi les plus âgés. " Dans un foyer, il y a parfois une personne fragile parce qu’elle est en chimiothérapie ou immunodéprimée par exemple. Un enfant vacciné protège ce parent fragile ", ajoute le spécialiste.

C’est un vaccin différent ", rappelle encore le médecin. " Il comprend 10 microgrammes d’ARDN, donc un tiers de la dose adulte. Et puis il y a la question des effets secondaires. Les premières études montrent des effets secondaires mineures, de la fièvre et des douleurs au site d’injection. Aux Etats-Unis, 6 millions d’enfants ont reçu la première dose, 3 millions la deuxième dose, et il n’y a pas d’effets secondaires sérieux. "

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