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Fanny Ruwet, la jeune humoriste belge qui n’a déjà plus rien à prouver

“Bon anniversaire Jean”, le premier spectacle de Fanny Ruwet est une réussite en Belgique comme en France. Elle revient avec nous sur son premier spectacle.

Fanny Ruwet humoriste belge

Fanny Ruwet. © BelgaImage

Comment as-tu fait pour passer en un an du stand up à tout un spectacle?
Le stand up, c’est arrivé à un moment où je venais de commencer les podcasts et je sortais de l’Ihecs. J’ai fait six mois de relations publiques en plus, mais ça ne me plaisait pas. Je me suis dit: “Là, il va falloir faire quelque chose, donc sors de ta zone de confort”. J’ai pensé au stand up. J’ai commencé avec un 5 min au Kings (of Comedy Club) et je me suis dit : “c’est pas mal, on va essayer de faire les choses bien”. Puis j’ai gagné un concours au Kings donc il y avait quelque chose à creuser.

Qu’est-ce qui te plait dans la scène et dans la radio?
Je préfère la scène car la radio faut être hyper efficace, c’est peu intuitif. Juste après un sujet où ça parle de l’Afghanistan, on va te demander de faire des blagues.

D’où t’es venu le nom de ton spectacle?
Quand j’avais 12-13 ans, j’ai été invitée à un anniversaire par erreur. Sur le moment ça fait mal, mais maintenant on en rit. Le garçon s’appelait Jean, donc le nom m’est venu comme ça.

Si tu devais définir ton spectacle en quelques mots?
Le fil rouge du spectacle c’est que la vie, c’est un peu de la merde, mais ce qui t’es arrivé de pas ouf il y a cinq ans, maintenant tu peux en rire. Comment tu fais quand t’as pas les codes? Tu fais un spectacle. En quelques mots, c’est beaucoup de loose mais c’est rigolo.


Que veux-tu transmettre par ton spectacle?
Avant j’étais très “il faut qu’il y ait un message”, mais maintenant je me prends moins la tête. Des fois la vie c’est de la merde et on veut juste rigoler. Il y a un peu un mélange des deux: des jeux de mots à la con et des choses un peu plus profondes.

Tu y parles d’angoisses, de malaises, d’intégration… Pourquoi avoir choisi ces thèmes pour ton premier spectacle?
Je crois que c’est eux qui m’ont choisie. Parce que c’est le plus intéressant de travailler sur des choses qui ne sont pas drôles de base, et puis c’est ce qui me travaille le plus aussi. Quand on parle de sujets qui sont assez désagréables, on reprend le dessus, vu que c’est nous qui racontons l’histoire, on a une sorte de reprise de contrôle.

Ton spectacle est une réussite, tu le joues en Belgique et en France, comment le vis-tu de jouer dans deux pays?
C’est cool que ça ait été aussi vite et aussi de pouvoir le jouer autant de fois. Je vais à Mulhouse et des gens me connaissent, je trouve ça fou. J’ai eu beaucoup de chance je trouve.

Comment décris-tu ton humour?
Je joue avec ce qui met les gens mal à l’aise et tu vois la réaction la plus pure car ils n’ont pas de prérequis. Les gens sont très vite choqués pour pas grand-chose aussi.

Mets-tu de l’engagement dans ton spectacle?
Je parle assez facilement des sujets qui me touchent mais sans arriver avec mes gros sabots. Je fais juste des blagues, je n’ai pas assez de connaissance pour avoir des opinions fixes.

Déjà des nouveaux projets?
J’ai écrit avec d’autres humoristes pour la deuxième saison de Drôle qui va sortir en mars sur Netflix normalement. Il y a ma tournée début 2022, et j’ai aussi écrit un court-métrage qui va commencer en 2022. J’ai envie d’essayer les différents formats pour raconter une histoire afin de voir celui qui me correspond le mieux. Dans ce court-métrage, il y a de l’humour mais de la tragédie aussi.

Fanny Ruwet, le 20 décembre et en 2022 au Théâtre de la Toison d’Or, le 26 mars au festival Namur is a joke et le 15 décembre 2022 au Trocadéro à Liège.