La Belgique veut interdire les «produits chimiques éternels»

Le gouvernement belge portera ce projet au niveau européen, où il est déjà sur la table. Un sujet brûlant vu la persistance de ces substances dans l’environnement.

La Belgique veut interdire les «produits chimiques éternels»
L’usine Indaver à Anvers, traitant des déchets à forte concentration en PFAS @BelgaImage

Cette semaine, notre pays soutient officiellement la préparation d’une interdiction de milliers de PFAS (Substances per- et polyfluoroalkylées) au Conseil des ministres européen, comme le fait savoir De Standaard lundi.

Une persistance problématique

En juillet, les Pays-Bas, l’Allemagne, le Danemark, la Suède et la Norvège avaient déjà annoncé qu’ils développeraient conjointement une proposition visant à interdire la production, la vente et l’utilisation de tous les PFAS en Europe, à l’exception de quelques applications «indispensables». Notre pays rejoindra ces pays ce mercredi, lors du Conseil européen des ministres de l’Environnement à Luxembourg, et les exhortera à faire avancer «rapidement et ambitieusement» la proposition des cinq pays.

Il faut préciser que ces pays ne se concentrent pas sur les propriétés toxicologiques des PFAS. Ils ciblent plutôt une propriété chimique spécifique qui caractérise toute la famille des PFAS et qui, selon ces pays, pose un risque général pour l’homme et l’environnement: la persistance des substances. Tous les PFAS ne se décomposent que très difficilement, ou se transforment en substances impérissables. En conséquence, ils continuent de s’accumuler dans l’environnement. Cela leur a valu le surnom de «produits chimiques éternels».

La persistance des produits chimiques a été un simple facteur dans leur évaluation pendant des décennies. Mais ces dernières années, les voix se sont multipliées pour donner à la persistance un rôle plus important dans la réglementation, indépendamment de ce que l’on sait de la toxicité de la substance.

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