Tac au tac: Loïc Prigent

Expert fun de la mode, il revient en télé avec une capsule. L’occasion de parler chiffons. Évidemment.

Tac au tac: Loïc Prigent
@ Belgaimage

Votre émission qui redémarre en télé s’intitule 5 minutes de mode. Cinq minutes, c’est tout ce que peut supporter un diffuseur traditionnel en termes d’images de mode? Au-delà, c’est trop?
(Rire.) Oui, c’est un peu ça! Au-delà, tout devient insupportablement rose… Mais pour moi, cinq minutes, c’est un bon timing, ça me va très bien. C’est un bon dosage pour s’en prendre plein les mirettes et comprendre deux ou trois trucs.

Le vêtement que vous portiez enfant et que vous n’avez jamais oublié?
Un pull genre modèle Phildar avec un phare sur le devant fait par ma grand-mère maternelle. J’étais si fier de le porter qu’ils ont dû le planquer pour que j’arrête de le mettre.

Le vêtement que vous vouliez ado et que vous n’avez pas eu ?
Des jeans.

Vous ne pouviez pas porter de jeans?
Non.

À quel âge avez-vous eu vos premiers jeans?
À 17 ans. Mais je me suis vengé, j’ai eu un baggy énorme. Il était génial.

Le vêtement fétiche usé jusqu’à la corde?
Des chemises à carreaux.

Vous portez souvent des chemises à carreaux. Pourquoi?
C’est les chemises que portaient tous les hommes dans ma famille qui étaient tous agriculteurs. C’est simplement pour ça… Pour moi, c’est un habit folklorique en fait. (Rire.)

Vous êtes Breton. Êtes-vous calé en dentelle et en costumes locaux ?
Oui, j’ai deux ou trois notions. J’aime bien. Ça m’intéresse beaucoup. Ce qui m’intéresse surtout c’est de voir comment ces vêtements échappent aux cycles de la mode. Et puis, de toute façon, on est tous folkloriques…

On est toujours le folklorique de quelqu’un…
Ah, ben – oui.

Le vêtement de votre mère que vous aimiez enfant ?
Un pull Anny Blatt (marque de maille française très populaire dans les années 70 et 80, mais toujours présente sur le marché – NDLR).

Vous vous rappelez des pulls Anny Blatt?
Très bien… Ma mère en avait des pulls Anny Blatt déments. avec des laines très sophistiquées. D’ailleurs, pendant le confinement, j’ai commandé pour ma mère un patron Anny Blatt avec des laines Anny Blatt. C’est une prise de tête, le truc! C’est un cardigan – hyperjoli – mais pour le moment, elle n’a fait que le dos tellement le point est un enfer.

La chose tendance la plus moche mise en circulation ces vingt dernières années? Les Crocs, le bouc, le tatouage tribal ou la claquette-chaussettes?
J’adore les Crocs, j’adore les gens qui portent des Crocs – c’est souvent des infirmières, et je les adore. Le bouc, j’ai un énorme problème… J’ai du mal à trouver ça sexy, c’est un peu un tue-l’amour. Le tatouage tribal, j’aime bien l’intention, pas forcément le résultat. Et la claquette-chaussettes, j’adore, je trouve ça hypersexy.

Quand ouvrez-vous une chaire d’histoire du goût à la Sorbonne?
Je ne sais pas… Mais la transmission, ça me plaît, expliquer, partager les choses et faire réagir. En même temps, c’est déjà un peu ce que je fais en cinq minutes de mode…

5 minutes de mode – du 4 au 15/10  – TMC  – 19h20

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