Hausse des prix de l’énergie : les solutions avancées au sein de la Vivaldi

Le gouvernement fédéral examine plusieurs pistes pour alléger la facture des ménages.

Hausse des prix de l’énergie : les solutions avancées au sein de la Vivaldi
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Comment faire face à la flambée des prix du gaz et de l’électricité ? Alors que l’automne est là et que l’hiver se profile, le monde politique est en quête de solutions. Réuni vendredi en comité restreint, le gouvernement a examiné une nouvelle piste : redistribuer aux consommateurs les recettes fiscales issues du prix de l’énergie. La hausse des prix aura en effet un impact important sur la facture de nombreux ménages. Via la TVA, l’État pourrait engranger environ 200 millions d’euros de cette augmentation.

Une manne que plusieurs partis au sein de la Vivaldi veulent utiliser pour diminuer l’impact sur les consommateurs. « Le gouvernement ne peut pas garder tous les bénéfices pour lui et appauvrir les gens », a jugé le ministre des Affaires sociales, Frank Vandenbroucke (Vooruit). Même son de cloche du côté du ministre des Finances, Vincent Van Peteghem (CD&V), pour qui il n’y a « rien de plus logique et correct » que de reverser ces gains aux ménages.

Coup de pouce de 100 euros

D’autres options sont sur la table. Un chèque énergie de 100 euros est défendu par les socialistes, au nord et au sud du pays. Problème, si 100 euros reste une somme non négligeable pour les familles les plus précarisées, ce coup de pouce n’en serait pas véritablement un pour des ménages plus aisés. En ratant une partie de sa cible, la mesure pourrait donc peser inutilement sur le budget de l’État.

La prolongation du tarif social : c’est la piste privilégiée par la ministre de l’Énergie, Tinne Van Der Straeten (Groen). Ce tarif préférentiel s’adresse en temps normal aux allocataires sociaux, mais a été élargi jusqu’à la fin de l’année aux personnes dont les revenus sont inférieurs à un certain plafond. Un système qui a aussi ces limites, puisqu’en suivant le marché, le tarif social a inévitablement augmenté ces derniers mois. Au MR, on milite pour un système de cliquet négatif, soit grosso modo, une diminution de droits d’accises au-delà de certains seuils de prix. La ministre fédérale de l’Environnement Zakia Khattabi (Ecolo) a, quant à elle, plaidé pour qu’on utilise une partie de la manne des revenus issus des droits d’émission CO2 payés par les entreprises les plus polluantes, pour alléger la facture énergétique. Des revenus qui devraient représenter environ 500 millions d’euros à la fin de l’année.

Quelques que soient les options retenues, elles devront être intégrées au projet de budget 2022. Le gouvernement De Croo est donc appelé à trancher prochainement. Le Premier ministre est attendu le 12 octobre à la Chambre pour le traditionnel discours de politique générale, et la Belgique doit remettre pour la mi-octobre son épure budgétaire à la Commission européenne.

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