Augmentation des attaques de loup dans les Hautes-Fagnes

Si les humains ne doivent pas s’inquiéter pour eux-mêmes, ils peuvent être plus préoccupés pour leurs animaux domestiques.

Augmentation des attaques de loup dans les Hautes-Fagnes
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La région des Hautes-Fagnes a connu cet été neuf attaques de loup, qui ont fait 45 victimes (animaux tués et blessés). Face à cette augmentation des attaques, le Service public de Wallonie Environnement (SPW Environnement) tient à rappeler que le loup ne constitue pas un risque pour l’être humain et que plusieurs solutions sont disponibles pour les éleveurs concernés.

Une recrudescence logique

Depuis 2016, le SPW Environnement a enregistré 19 attaques de loup faisant 77 victimes auprès d’animaux domestiques, dont 9 attaques et 45 victimes rien que cet été dans les Hautes-Fagnes. Parallèlement, le Réseau Loup, réseau d’experts créé par le SPW, a également pu déterminer que 33 attaques qui lui avaient été renseignées n’avaient pas été causées par des loups.

Selon le SPW Environnement, cette augmentation d’attaque serait une réponse aux besoins énergétiques importants pour le développement des louveteaux nés lors du printemps dernier. Face à l’agitation que ces attaques ont créée, notamment dans le Limbourg, le SPW Environnement tient donc à rappeler que le loup n’est pas un danger pour l’être humain, qu’il craint.

«S’il s’approche des villages, c’est uniquement pour se nourrir de bétail domestique, en particulier les ovins et caprins», souligne le SPW Environnement. «Malheureusement les moutons et chèvres constituent des proies facilement accessibles dans certaines circonstances. De plus, le nombre de victimes domestiques par attaque peut paraître élevé (en moyenne quatre victimes par attaque), ce qui s’explique par le fait que le loup entre dans un espace confiné et que les proies, agitées, n’ont pas d’échappatoire», ajoute-t-il.

Pour prévoir ces attaques, plusieurs solutions existent. Tout d’abord, l’asbl Natagriwal propose des conseils, des analyses de risque et du prêt de matériel de protection tel que des filets électrifiés. De son côté, le SPW Environnement souligne également qu’en fonction du risque, il peut subventionner des aménagements sur le long terme à hauteur de 80% de l’investissement. «Rappelons également que tous les animaux domestiques blessés ou tués par le loup sont indemnisés par la Région wallonne, autant pour les éleveurs particuliers que professionnels, dès le moment où ils sont officiellement enregistrés», conclut le service public.

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