James Bond: ça valait vraiment le coup d’attendre!

Le 25ème Bond de la série, No Time to Die, referme un chapitre de plus de 15 ans et nous réserve deux surprises colossales!

James Bond: ça valait vraiment le coup d’attendre!
D.R.

Cette critique est garantie «sans spoiler» et ce n’est pourtant pas l’envie qui manque de partager les twists que le dernier Bond nous réserve, tant ils sont énormes!

Le pitch

Les services secrets britanniques se sont fait voler une arme redoutable, qui conjugue poison mortel et ADN, par une organisation qui veut en pervertir l’usage et contaminer une bonne partie de la planète. James Bond leur serait bien utile mais cela fait cinq ans qu’il a pris sa retraite, disparu des radars et rompu avec la femme de sa vie (Léa Seydoux) qu’il soupçonnait de trahison. Quand il se rend compte que cette affaire le concerne directement, 007 va reprendre du service.

Une mission qui mélange le travail et le privé

C’est une des caractéristiques de l’ère «Craig»: James Bond ne se contente pas de mouiller la chemise pour sauver le monde, il doit aussi gérer ses émotions et son histoire personnelle. De Casino Royale à No Time To Die, en passant par Spectre, les scénaristes agrémentent les aventures de 007 de secrets de famille et de véritables histoires d’amour. Cette fois, c’est dans le passé du personnage joué par Léa Seydoux que l’on va trouver des clés pour comprendre l’histoire.

Un scénario qui inverse les schémas

Ce qui est intéressant dans No Time to Die, c’est qu’il est à la fois respectueux de toutes les traditions « bondiennes » (les références visuelles mais aussi musicales parcourent le film) mais qu’il s’ingénie aussi à en prendre le contrepied. C’est ainsi qu’au début du film, Bond reprend du service pour la CIA et qu’il va s’employer à sauver la peau de… son pire ennemi.

Un méchant vraiment réussi

Un Bond sans un ennemi à sa hauteur, c’est comme une vodka Martini sans olive ! Dans le rôle de Lyutsifer Safin, Rami Malek fait oublier très vite le hacker de Mr.Robot ou le Freddie Mercury de Bohemian Rhapsody. Il est à la hauteur des plus tordus de ses prédécesseurs, Javier Bardem en tête. Outre l’interprétation qu’il en donne, proche du serpent venimeux, l’intérêt de ce méchant réside dans les liens secrets qu’il entretient avec l’enfance d’un des personnages principaux.

«007, it’s just a number»

Puisque tout le monde l’a cru mort pendant 5 ans, son matricule a été redistribué à une autre recrue, Nomi interprétée par Lashana Lynch. Cette quasi usurpation d’identité pourrait faire bondir les puristes de la série, si elle n’était pas traitée avec l’humour terriblement british dont les scénaristes ont saupoudré le film. Craig est toujours à la hauteur de sa (sombre) réputation mais, ici ou là, un sourire lui éclaire quand même un coin des lèvres ou le fond de ce regard qu’il a toujours très bleu.

Des coups de théâtre inouïs

Promis, on ne dira rien. Mais sachez que ce No Time to Die risque de vous laisser sans voix. Les scénaristes ont fait fort et signent un film qui restera comme une pièce unique dans l’histoire de la saga, qui nous avait jusqu’ici réservé bien des surprises mais jamais d’aussi puissantes. Avec ce 5ème Bond, Daniel Craig dit définitivement adieu à son personnage. Il tire sa révérence dignement et n’a absolument pas à rougir de ce dernier opus. Mission accomplie, Mister Craig!

No time to Die de Cary Joji Fukunaga avec Daniel Craig, Rami Malek, Léa Seydoux, Christoph Waltz, action, 2h44

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