Grève sauvage à Charleroi, le réseau TEC très perturbé

La direction du TEC affirme qu’il est «impossible» de prévoir «comment la situation va évoluer».

Grève sauvage à Charleroi, le réseau TEC très perturbé
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Le réseau TEC de l’entité de Charleroi est très fortement perturbé ce mercredi matin en raison d’une grève sauvage dans les dépôts de Jumet et Genson. De nombreuses lignes de bus sont impactées. Seule la ligne de métro M2 circule. La direction condamne fermement ce mouvement de grogne, indique la porte-parole du TEC, Véronique Benoit.

Une direction furieuse mais ouverte à la discussion

Selon la direction, plusieurs travailleurs déplorent les désagréments engendrés par les travaux en cours à la gare de Charleroi-Sud. «Ils parlent de problèmes de sécurité, ce qu’on peut entendre. Des passages pour piétons ont été sécurisés. Un éclairage des lieux est également prévu prochainement. Il faut aussi qu’on puisse trouver des solutions réalisables et réalistes, tout en tenant compte que nous ne sommes pas les seuls concernés par ces travaux à la gare de Charleroi-Sud. Certains aménagements sont prévus dans les prochaines semaines. Tout ne peut pas être fait en quelques heures», a expliqué la porte-parole du TEC.

La direction condamne fermement le mouvement de grève. «Une fois de plus, nous regrettons qu’ils aient recours à ce genre de grève sauvage, sans prévenir», a-t-elle ajouté. «La discussion est ouverte, mais il est impossible de dire ce qu’il va se passer et comment la situation va évoluer». Une attestation de perturbation sera prochainement disponible pour les voyageurs sur le site internet du TEC.

Si les métros ne vont plus jusqu’à la gare en raison des travaux, les bus continuent de rejoindre les nombreux arrêts de bus qui s’y trouvent. Depuis plusieurs semaines, les quais prévus à cet effet ont été rabotés, ils sont parfois mal éclairés et la circulation des piétons se fait de manière erratique, dénoncent les syndicats. «Ce que nous voulons c’est que tout espace soit sécurisé et mieux éclairé surtout. Sans cela, on va à la catastrophe», a prévenu Patrick Devos, permanent CSC.

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